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 Saturday Night (Lieden)

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«i don't pay attention to the world ending,
it had ended for me
many times
and began again in the morning.. »

Présence RP : régulière
Je suis : un joueur qui a envie de jouer
Ainsi que : débutant(e)

MessageSujet: Re: Saturday Night (Lieden)   Mer 21 Sep - 23:38



sweet memory

" maybe we feel empty because we leave pieces of ourselves in everything we used to love. ”

♫♫♫
Ton corps est une prison. La réalité est une prison. Le monde entier n'est qu'une prison. Tu donnerais toutes les larmes, ton âme même, pour parvenir à t'en extirper, te glisser entre les barreaux fins et argentés, illusoires, et hurler ta liberté retrouvée. Mais, tu sais que toute prison n'est que prisonnière d'une nouvelle prison. Peu importe le nombre de frontières que tu dépasseras, ton être finira par s'user, tant elles sont nombreuses, probablement indénombrables. Tout n'est que chimère, au fin de compte. A toi de masquer cette vérité de bonheur faussé et de sourires hypocrites, agir comme eux tous. Pourtant, ce soir, tu avais le sentiment de t'être évadé de toutes les cages existantes dans lesquels tu étais enfermé, d'être libre, réellement libre, de pouvoir toucher le ciel de tes mains tremblantes, attraper les étoiles, t'envoler entre les galaxies sans que cela ne soit que l'objet de ton imagination, mais bien concret. Cependant, un sentiment n'est en lui-même qu'une fausse vérité masquée, qui t'englobe, te porte vers cette douce désillusion destructrice. Tu es là, le cœur brisé, avec tes impulsions que tu ne peux dissimuler, pensant que cette fois ci, encore une fois, tu t'es faite rejeter. Tu n'es qu'un coup d'essai, ce genre de personne que l'on ne peut aimer qu'une fois, jamais deux, toujours qu'un soir, de peur de se noyer, se perdre, en clamser. T'es pas le genre de fille pour qui on serait prêt à risquer sa vie, pour qui on fouillerait ciel et terre pour te retrouver. T'es juste cette adolescente paumée, qui vagabonde entre les ruelles luisantes, dégageant cette espèce d'étincelle emplie d'une noirceur immonde, infâme, profonde. Tu es cette lumière qui n'en est pas une. Cette gamine qui intrigue, qui fascine, mais de loin, jamais de trop prêt. Elle, Liesel, est la seule qui se soit réellement approchée, qui ait tentée de creuser de la distance entre tes apparences et ce que tu incarnes réellement, ce que tu es, dans le fond. La seule qui ait jamais contemplée ton âme de cette façon, ton âme, pas ton corps, du moins, pas seulement cette carapace qui t'englobe, cette prison dont tu veux te délivrer. D'une certaine façon, à travers son regard, le temps d'une nuit, tu es parvenue à t'en affranchir, tu n'étais plus qu'une âme, qui brillait d'une ardeur suprême. Tu te trouvais même belle, Eden, au travers ses yeux. Tu étais prête à t'aimer, à t'accepter, à abandonner les larmes, les rancoeurs, les frustrations. Mais, c'est plus fort que toi, elles ne cessent de revenir à l'assaut, toujours présentes, à vouloir détruire tes illusions, bâties scrupuleusement par ton cœur chancelant, cœur naïf, cœur sensible, comment le protéger, comment ne pas le dévoiler ? Il prend trop de place, il déborde. En cet instant même, il implose à l'intérieur de toi, dégouline sur tes paroles amères, ton visage presque détruit. T'as le sentiment qu'une nouvelle fois, tu as été trahie. Tu t'es de nouveau laissée faire prisonnière de ce corps et ses impulsions instinctives. Tu t'es refermée sur toi-même, tu as interprétée ses mots comme les épines d'une rose, et non la rose en elle-même. T'es qu'une putain de gamine qui même après tout ce temps, ne comprend pas toujours les règles du jeu, les règles du monde, les règles des cœurs. Tu veux jouer les reines, mais tu ne saisis pas même les nuances des âmes, les nuances de son âme. Immédiatement, tu as imaginée le pire, comme si, dans le fond, ça ne pouvait pas en être autrement, comme si tu ne méritais que ça et rien d'autre. Point final. Aucun retour à la ligne. T'as la tête en vrac, elle siffle ardemment, pleines de pensées noires, et d'amour renversé.
Jusqu'à ce que ton petit cœur chancelant comprenne alors sa désillusion, toute autre. Elle se confond en excuses, tente de te faire comprendre ce que tu avais sur-interprétée, elle aussi, elle paraît détruite, elle aussi, elle en est emplies de ces insécurités, de ces doutes, de cette solitude déchirante, vous n'êtes que deux échos qui fusionnent en un seul, une longue et opaque plainte que le monde n'entend pas, ne perçoit pas. Reflet de l'une, reflet de l'autre, tu te hais pour ne pas avoir su voir juste en elle, en ses paroles, en ce qu'elle est. Jeunesse bancale d'une génération ne sachant où trouver sa place, et si cette place existe même, quelque part. Existe t-il un endroit qui puisse un jour vous appartenir, un lieu dans lequel vous ne vous sentirez plus jamais en danger ? Ce lieu dont tu rêves depuis que tu es enfant, Eden. Lorsque tu percevais les hurlements résonnants dans ton immense demeure, se glissant entre les murs fins et futiles, jusqu'à toi, la tête enfouie sous l'oreiller, à tenter d'ignorer ce père se laissant guider par l'excès de sa colère, lui aussi, prisonnier de son corps, de ses impulsions, de ses désirs. Sauf que lui, il n'a jamais émis la volonté de s'en affranchir. Mais, toi, Eden, tu donnerais tout, tu es prête à tout, pour t'en délivrer, posséder de nouveau ton âme, être de nouveau toi, sous la lumière de l'aube du matin. Sauf que tu n'y parviens jamais. Comme condamnée à y demeurer enfermée.
Lorsque les mots de Liesel touche ton cœur de leur mélodie ensorcelante, tu sens toutes les barrières, les murs, les murailles, ces immensités superficielles se briser, une nouvelle fois. Tout n'est qu'artifice, mais cette émotion qui vrille en toi, est purement véritable, absolue, imbattable. Elle t'emplit, te domine, te lamine littéralement. Tu ne peux pas lutter contre elle. Les larmes jaillissent de tes yeux, cascades infinies, dévalent ton visage d'une litanie mortuaire. Sous les ondulations de l'eau flou, pareille aux valses de tes pleurs muets et silencieux, tu sens sa main venir enserrer la tienne, d'une douceur infinie, comme un espoir éclairant les ruelles sombres de ton esprit, cet éclat soudain éveillant en toi cette sensibilité carmin que tu tentes pourtant toute ton existence de camoufler derrière milles et uns artifices. A présent, aussi naturelle que tu peux l'être, tu meurs d'envie de serrer à ton tour sa main, de se saisir de ce mince espoir faiblissant telle une lampe usée par le temps. De quoi as tu peur, Eden ? Cette main tendue n'est-elle pas une issue à ta solitude, désespérante, accablante, omniprésente ? Tu n'oses pas la regarder dans les yeux, tu ne souhaites pas qu'elle puisse la voir, cette imposante tristesse se dessiner dans ton regard noyé. Si tu lèves la tête, elle sera révélée sous la lumière tamisée de la pièce, tu préfères la laisser s'écouler dans l'ombre de ton visage.
Le silence se fait, répétition d'un même écho muet, il t'oppresse, t'enserre, et tu ne sais comment le trancher, l'annuler, l'éradiquer. Tu aimerais tant effacer cette soirée, et tout oublier. De nouveau être cette adolescente bourrée, ne voyant du monde qu'un flou incertain et opaque, ne ressentant des autres uniquement des ombres translucides disparaissant dans la nuit, ne vivant qu'à demi consciente, ou à demi inconsciente. Mais, tu ne peux pas. Tu es là, et tu meurs d'envie de serrer sa main. De serrer cet espoir, de t'en emparer, de ton empiffrer, rien que pour cette fois, juste pour cette fois.
Alors, tu le fais.
Légère pression de ta main dans la sienne, qui ne cesse de se renforcer, jusqu'à ce que finalement, tu lèves la tête, plantes ton regard dans le sien, lui dévoile ton âme brisée, presque honteuse.
« Toi, juste toi, il n'y a que toi qui importe, Liesel. Tu es suffisante, tu es tout ce dont j'ai besoin. C'est juste... que je n'ai pas le sentiment de te mériter. Comme si tu étais trop belle, trop vraie pour exister. Pour exister avec moi, ce soir. »
Tu as le sentiment de t'ouvrir en deux, comme si de toi, ne restait plus que ton âme et elle seule. Tu es terrifiée, terriblement effrayée de prononcer ces mots face à elle, qui signifient tout pour toi, des mots authentiques, qui ne sont ni vides, ni froids, tant différents de ceux qui glissent de tes lèvres de jour en jour, de nuit en nuit, auprès de tout les autres. Sauf elle, elle incarne l'exception de ta jeunesse.
« Tu n'as pas besoin de mots pour exprimer la poésie, tu es la poésie en elle-même. J'en fais peut être un peu trop, mais tout ça pour te dire, qu'un peu plus tôt, j'ai pensé que tu ne voulais plus de moi, alors j'ai juste... disjoncté tu vois ? Je suppose que j'ai cru que j'étais en train de te perdre, alors je me suis juste renfermée sur moi-même. »
Essuyant tes larmes de ta main libre, tu laisses échapper un petit rire, presque nerveux. Tu ne sais pas vraiment pourquoi tu tentes de t'expliquer, alors même que tu ne parviens jamais à te comprendre toi-même. Tu es parfaitement indéchiffrable, spontanée, à la fois pour toi et pour tout les autres. Mais, qui sait, peut-être qu'un jour, quelqu'un arrivera à te cerner, telle que tu es, et te divulguera le secret de ton identité ?
▬ Liesel & Eden


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MessageSujet: Re: Saturday Night (Lieden)   Sam 1 Oct - 23:23

Saturday Night
Eden & Liesel
Another fist, another wall, we lose ourselves we lose it all, I wrote him a hundred times, can you hear my heart through the prison bars? The boys I kiss don’t know my name, the tears I cry all taste of blame, bad luck and dirty cops, I’m a fucking teenage tragedy.

Les étoiles coulent des yeux d’Eden et le cœur de Liesel se fend. C’est possible, parfois. Oui, touchée, par les larmes des autres, de cette foutue empathie si contradictoire avec son égoïsme flagrant – ressentir la douleur, la faiblesse, la tristesse de l’autre tout en étant incapable de se plier en quatre pour y remédier. Même si parfois, éclair de lucidité, gentillesse éhontée, sortant de nulle part, comme d’une envie volage d’être quelqu’un de mieux, quelqu’un qu’on peut regarder dans le miroir… La Queen ne se sent pas forcée avec Eden, elle a juste envie d’être gentille, de donner pour elle, d’avoir mal pour elle. Elle prendrait bien sa douleur, si elle pouvait. Elle voudrait juste poser la main sur ses tempes, lui dire que tout va s’arranger, qu’un jour, elle relèverait la tête et que tout ça serait derrière elle. Elle aurait envie de lui jurer qu’elle ferait tout pour la sauvegarder des maux qui lui arrachent jour après jour des morceaux de cœur. Mais voilà – si Liesel est une menteuse, elle ne peut pas mentir au Paradis, pas à celui qui lui fait toucher des doigts les constellations, au cœur de la nuit. « Toi, juste toi, il n’y a que toi qui importe, Liesel. Tu es suffisante, tu es tout ce dont j’ai besoin. C’est juste… que je n’ai pas le sentiment de te mériter. Comme si tu étais trop belle, trop vraie pour exister. Pour exister avec moi ce soir. » Liesel n’est pas violente. Mais parfois, vraiment, vraiment, elle a envie de frapper les gens. Le monde, en fait, de le prendre dans ses mains, et juste de le secouer comme une vulgaire boule à neige. Putain, comme c’est possible de… pas de penser ça, parce que quelque part, elle ressent la même chose, au fond d’elle, et c’est pour ça qu’elle repousse tout le monde. Mais là, Eden, la perfection incarnée, celle qui d’un regard arrêtait les cœurs, prononcer ces mots… Et c’est d’autant plus beau, d’autant plus poétique que la tempête bleue ne les mérite pas. C’est presque ironique au fond, de voir le ballet de deux âmes égarées dans une piscine chauffée par le travail d’un millions d’âmes plus perdues encore.

« Tu n'as pas besoin de mots pour exprimer la poésie, tu es la poésie en elle-même. J'en fais peut être un peu trop, mais tout ça pour te dire, qu'un peu plus tôt, j'ai pensé que tu ne voulais plus de moi, alors j'ai juste... disjoncté tu vois ? Je suppose que j'ai cru que j'étais en train de te perdre, alors je me suis juste renfermée sur moi-même. – Eden. A moins que tu ne me repousses… Je n’aurai jamais envie de te quitter. » C’était une déclaration, d’amour, d’amitié, une promesse qu’elle comptait bien tenir. Ou qu’elle ferait tout son possible pour réaliser, en tout cas. Elle essuya ses larmes, riant presque, essayant de briser ce cocon. Tissé au fil des mois, elle était toujours la chrysalide cherchant à devenir papillon, à étendre ses ailes, toutes grandes. Y arriverait-elle un jour ? Au travers de ses danses, Liesel pouvait la voir s’épanouir, s’ouvrir, devenir plus grande, plus belle encore qu’elle ne l’était déjà. Mais qu’était-ce qu’une danse comparée à toute une vie ?

Liesel prit une nouvelle gorgée du breuvage rouge, non pas parce qu’elle en avait besoin pour être avec Eden, mais parce qu’elle se sentait… apaisée ? Est-ce qu’elle était alcoolique ? Peut-être bien. Mais qu’est-ce qu’elle en avait à foutre quand elle tenait la perfection entre ses doigts et que celle-ci s’échappait constamment ? Elle avait peur pour Eden, terriblement peur, et pourtant elle savait que si elle reportait celle-ci sur elle, comme l’oiseau effarouché elle ne manquerait pas de s’envoler. Liesel lâcha la main d’Eden, déposa ses doigts sur sa clavicule gauche, cherchant l’os, l’ossature, ce qu’elle était, la base de son être. N’était-ce pas ça, ce que nous étions ? Que des amas de chairs et d’os, de poussières qui finiront vraisemblablement par s’effacer au fil des années ? Elle s’était toujours dit qu’Eden méritait de mourir dans la fleur de l’âge. Magnifique, vivante, au cœur de son art. Elle ne méritait pas de voir sa peau flétrir, ses articulations l’empêcher de danser, son cœur s’arrêter de battre d’avoir trop cavalé. Pas que Liesel voulait écourter son temps avec elle non – mais elle ne voulait pas la voir se retrouver limiter par son corps, alors que son esprit volait si haut, déjà trop haut pour elle-même, dans les rumeurs d’un ciel dégagé. Ses doigts remontent sur son cou, cherchant la clef de voûte, cherchant la constellation de son âme, peut-être guidée au travers de ses grains de beauté – qu’en sait-elle, après tout, de la cartographie de l’âme. Elle s’approche encore, déposant un furtif baiser sur ses lèvres, avant de les déposer là où il y a les tombes de ses larmes. « Ne pleure plus. Toi, tu ne mérites pas de pleurer. Tu es si belle que c’est ta propre beauté qui se reflète en moi. Tu éclipses tout, Eden, tout. Tu seras toujours mieux que tout le monde, parce que c’est comme ça, et c’est tout. J’existe avec toi ce soir, et tous les autres soirs où je serai assez bien pour que tu me regardes. » Catégorique, car le sentiment ne changera pas – oh, si, si elle arrêtait de se droguer, de se repoudrer le nez si souvent, peut-être que les choses pourraient être un peu différentes. Mais voilà, les choses étaient telles qu’elles étaient et Liesel ne pouvait rien y faire. Elle ne pouvait que picorer sa peau de baiser foudroyants, comme des électrochocs alimentés par l’eau colorée de la piscine. Toujours coincée entre le mur et elle, Eden est à elle, ce soir, rien qu’à elle.
Pour la première, et aussi peut-être pour la dernière fois.

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