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 funny dinner (calies)

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MessageSujet: funny dinner (calies)   Jeu 1 Sep - 0:28

Funny Dinner
Callahan & Elly & Liesel
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Autant dire que l’appartement s’était transformé en capharnaüm le plus total. Elle avait ouvert sa garde-robe – beaucoup plus maigre que lorsqu’elle habitait chez ses parents – ainsi que celle de Dylan au passage, dans l’espoir de trouver quelque chose de potable. Sauf qu’à chaque fois qu’elle pensait trouver quelque chose qui lui convenait, elle se regardait cinq minutes après et avait envie de s’arracher les cheveux tellement c’était laid. Elle finit par s’allonger sur son matelas, complètement décontenancée par la tournure des évènements, se sentant à moitié ridicule, à moitié honteuse de cette situation. En plus elle avait (encore) passé une nuit de merde et si elle devait choisir, elle aurait préféré juste se cacher sous sa couette pour y rester le restant de ses jours. Sauf que voilà, ce n’était pas possible, alors elle allait se bouger pour au moins être prête à l’heure. Elle n’aimait pas être en retard. Elle ne pouvait pas y aller à poil non plus. Enfin, avec NERVE, y’avait beaucoup de ce genre de défis qui circulaient sur la toile, alors une de plus ou une de moins. Elle posa son oreiller sur sa tête et hurla un bon coup, déchargeant toutes les énergies négatives qu’elle avait en elle. Ca ne pouvait pas mal se passer. De toute façon elle était trop fatiguée pour chercher la petite bête ce soir, ou même la dispute. Elle avait juste envie de passer un bon moment, rire, lui raconter comment se passait sa vie à Morning Hill… Et aussi lui annoncer quelque chose qu’elle trouvait important. De toute façon, il l’avait déjà vue dans toutes les situations au monde – mal fagotée, complètement out, malade, pendant certaines crises d’angoisse… Enfin elle voulait faire bonne impression quand même, apparemment elle avait une rivale, plutôt jolie s’il fallait en croire ses photographies Facebook. Sauf que Liesel n’était pas certaine de vouloir être en compétition – elle avait surtout peur de perdre, plus qu’autre chose. Tu te prends trop la tête sérieusement. Pourquoi t’as dit qu’il fallait être sobre. Elle avait l’impression que tout semblait plus simple et plus beau quand elle buvait. Elle remerciait Dieu tous les jours d’avoir l’alcool joyeux (enfin… y’avait toujours quelques larmes avec, mais ce n’était pas triste). Finalement, après tant d’heures à se trifouiller les neurones, elle enfila simplement une combishort, des collants et fit un chignon. Ca valait vraiment la peine de se prendre la tête pour arriver à un tel résultat… Elle retourna sur son matelas, accrochant son regard au plafond, attendant que les secondes passent, qu’un signe du destin lui parvienne. A mesure que le temps s’écoulait, elle regrettait de plus en plus d’avoir proposé ça à Cal. Elle aurait juste dû bien fermer sa mouille, le regarder repartir complètement pété avec son jus goût mangue-pastèque et les choses se seraient simplement terminées comme ça. Arrête de t’accrocher à ton passé. Les mots de Lyanna continuaient de tourner en boucle dans son esprit – est-ce qu’ils faisaient une erreur, de remettre le couvert ? Est-ce qu’elle ne le blessait pas plus en faisant ça ? Elle aurait peut-être dû le laisser vivre sa vie. Tomber amoureux d’Isla, d’acheter son chien avec elle comme il l’avait si bien dit… Pourquoi elle pensait à ça maintenant ? Pourquoi est-ce qu’elle plombait elle-même cette soirée qui n’était rien d’autre qu’un rencard ? Elle essaya de se départir de l’armure qu’elle s’était forgée au fil des mois – sauf que ça revenait presque à arracher sa peau, son enveloppe corporelle, tellement elle s’était fondue dans ce costume de plates. De toute façon, arrivée à ce stade-là, elle ne pouvait rien changer. Voilà comment elle était, et c’était à prendre ou à laisser. Elle avait toujours pu compter sur Callahan lorsqu’elle avait un souci. Elle pouvait dégainer son téléphone, l’appeler, et il était là. Elle devait arrêter de penser pour lui. S’il n’avait pas eu envie de poursuivre quelque chose avec elle, de construire quelque chose de nouveau, il ne serait pas revenu à la fête foraine – elle se rendait seulement compte du courage qu’il avait eu pour le faire. Il avait mis sa fierté de côté.
Tout allait bien se passer, c’était certain.

Finalement, l’heure du crime arriva. Elle n’était pas certaine de vouloir qu’il sache où elle habitait pour le moment. Il y avait encore trop de choses enfouies qu’il faudrait apprendre à déterrer pour lui en parler. Elle lui avait donc demandé de la rejoindre au bout de sa rue, près d’un parc qu’elle appréciait particulièrement. L’air frais de la fin de mars caressa son visage alors qu’elle s’approchait du point de rendez-vous. Elle sentait ses joues rosirent de plaisir et de gêne à l’idée de ce rendez-vous. Ca ne lui était pas arrivé depuis si longtemps… Elle se plaça sous un réverbère finalement, et contempla son téléphone, attendant peut-être un message pour annuler…

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MessageSujet: Re: funny dinner (calies)   Ven 2 Sep - 4:10


Funny Dinner
Le trac.  Pur et simple.  Le coeur qui palpite, les mains moites.  Je marche en rond dans ma maison.  Je ne sais pas trop quoi faire au fond.  Je suis là, je sais ce que je devrais faire, mais je n'y arrive pas.  Je suis agité, beaucoup trop agité.  Je ne pense qu'à elle.  Qu'est-ce que je devrais porter?  Toutes mes chemises sont éparpillées dans la chambre, sans parler des pantalons, des chandails, des chaussures.  C'est le plus gros bordel que je n'ai jamais vu de ma vie.  Présentement, j'hésite entre deux chemises, la blanche, la noire ou la rouge avec des carreaux noirs.  J'alterne chaque chemise et je décide de garder la rouge.  Je regarde maintenant les chandails éparpillés.  Je pose les mains contre mon visage et prends mon portable, c'est déjà bientôt l'heure.  Je prends le chandail blanc qui traîne, prends une paire de pantalons bleue foncée et mes baskets noires.  Je fonce vers la salle de bain et je me rends compte que je ne peux pas me raser.  Putain, j'ai pas le temps.  Je mets rapidement de la pommade dans mes mains et passe mes mains dans mes cheveux.  Au moins, ils tiennent en l'air, ils ne retombent pas comme des merdes.  Je soupire, très peu satisfait de mon accoutrement.

Je sors à l'extérieur et monte aussitôt dans ma voiture.  Je me regarde une dernière fois dans le rétroviseur et, finalement, ce n'est pas si pire que ça.  Je soupire un long coup, allume la radio et me dirige vers le lieu du rendez-vous.  Lullaby Alley.  Pourquoi?  C'est différent, très différent des endroits que je fréquente récemment, trop différent, mais en même temps très semblable au genre d'endroit que ma mère aurait voulu que je fréquente.  J'arrive devant un banc de parc ou je vois cette chevelure si familière.  Je klaxonne deux coups, très petits, juste assez forts pour qu'elle puisse m'entendre.  Elle est dans le même état que moi, elle ne s'est pas vraiment maquillée, mais tant mieux, elle sait que je n'aime pas trop le maquillage.  Je sors de la voiture et vais la rejoindre.  Je n'ai pas envie d'être au volant, pas maintenant.

Je vais m'asseoir à ses côtés, les mains dans les poches.  « Sympa la tenue. »  Je sens tout le sang de mon corps monter à mes joues.  Pourquoi je rougis?  Après tout ce temps?  Je me sens idiot, alors je regarde ailleurs.  Je fixe cette lumière qui scintille légèrement sous le ciel qui s'assombrit tranquillement.  « J'vais pas te mentir Lies.  Je ne sais pas du tout ou aller et j'ai l'air d'un vrai con.  Je sais que t'aimes pas trop les restaurants, que t'aimes pas trop les bars, que t'aimes pas trop les cafés.  Du coup, je ne sais pas du tout ou t'amener. »  Toujours les mains dans les poches, mes pouces sont à l'extérieur et je fais des ronds avec ceux-ci sur mon jean.  Je n'ose pas la regarder dans les yeux.  Je n'ai rien prit pourtant, je suis complètement clean, rien dans le sang, rien dans la tête, surtout rien dans la tête.  « Est-ce que durant les mois qui ont passés tu as découvert un restaurant qui te plait?  À part fréquenter des endroits peu recommandables... j'dois t'avouer que je n'ai rien fait... »  Je fixe le sol, le bout de mes chaussures, l'arbre qui semble flotter dans le vent, tout sauf elle.

J'ai le trac.  Pur et simple. Le coeur qui palpite, les mains moites. Elle me fait perdre mes moyens. Je sors doucement ma main droite de ma poche et je la pose sur la sienne. Un mince sourire fait aussitôt apparition sur mon visage. Je ne sais pas ou aller, je ne sais pas quoi faire. Mon cerveau essaie de penser, trop rapidement. Je n'y arrive pas, j'arrive pas à me concentrer. Pas quand elle est là, mais ce léger silence nous berce doucement et j'aime déjà cette soirée alors qu'elle vient à peine de commencer.

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MessageSujet: Re: funny dinner (calies)   Sam 3 Sep - 2:52

Funny Dinner
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Le klaxon, la voiture qui se gare, lentement, Liesel qui ne sait pas trop comment se comporter – quoi, elle doit y aller ? Elle doit attendre ? On la klaxonne comme on crierait sur un chien ? C’est un moyen de la draguer ? Trop de questions stupides, elle se sent comme une gamine et elle ne supporte pas ça. Elle aurait vraiment pas dû demander qu’ils soient sobres pour cette soirée. Est-ce que c’était une bonne idée ? NON. Voilà. Peut-être qu’elle n’aurait pas dû retourner le voir. Elle aurait encore le temps de se tirer en courant là, le temps qu’il se gare. Mais elle avait l’impression que ses pieds étaient enfoncés dans le sol, qu’elle avait le dos scotché au réverbère et qu’elle ne pourrait plus jamais bouger, ancrée comme une idiote au sol de ce trottoir. Elle s’assit sur le banc en attendant qu’il vienne vers elle, au cas où ses jambes tremblent. Il s’assit à côté d’elle et elle ne put s’empêcher de rire en comprenant que lui aussi il était putain de stressé. Fallait vraiment qu’elle déstresse tout ça sinon ils allaient juste mourir comme des collégiens énamourés et puceaux. « Sympa la tenue. » Il rougit. Merde. Mais c’est quoi ce fichu remake d’une mauvaise comédie romantique ? « Merci, balbutia-t-elle tout de même. T'es toujours aussi beau t'façon. » Ah, prise de court, voilà qu’il veut se livrer, qu’il ouvre son cœur, crachant les mots presque. « J’vais pas te mentir Lies. » Non, ce serait trop bête. « Je ne sais pas du tout où aller et j’ai l’air d’un vrai con. Je sais que t’aimes pas trop les restaurants, que t’aimes pas trop les bars, que t’aimes pas trop les cafés. Du coup, je sais pas du tout où t’amener. » Honnêtement, elle était un peu déçue. Elle pouvait comprendre son incapacité à choisir, mais quoi, il ne voulait pas faire d’effort ? De toute façon, ils en étaient là : c’était trop tard pour faire marche arrière et elle se voyait mal le planter à cause de ça. Elle était cassante, la Li, mais pas à se point-là. « Est-ce que durant les mois qui ont passés tu as découvert un restaurant qui te plait ?  À part fréquenter des endroits peu recommandables... j'dois t'avouer que je n'ai rien fait... » Il fixa le sol, comme un gamin qu’on aurait pris la main dans le sac. Ok, peut-être qu’elle le préférait quand il avait trop de trucs dégueulasses dans le sang, finalement. C’était quoi ce gamin tout chétif ? C’était de sa faute s’ils en étaient rendus là ? Est-ce que les assiettes brisées pouvaient se réparer ? Peut-être pas finalement. Sa main sortit de sa poche, tandis que Liesel cherchait ses mots, cherchait de quoi lui répondre. Sa main sur sa posa sur la sienne, comme s’il essayait d’effleurer son cœur. « Je vais bien trouver quelque chose… marmonna-t-elle. C’était quoi comme « endroits pas recommandables » ? » Elle voulait la vérité. En plus de sa curiosité maladive qui la poussait à tout savoir sur tout et n’importe quoi, elle voulait vraiment savoir dans quoi elle mettait les pieds. Surtout qu’ils avaient le temps de papoter cinq minutes : ils étaient aux Crown Heights, elle n’avait pas traîné ici depuis une éternité – déjà parce que son compte en banque ne le lui permettait pas forcément, mais aussi parce qu’elle avait eu envie de changer d’air, donc de changer de tous les restaurants ou bars qu’elle avait pu côtoyer. L’idée d’y retourner là, maintenant avec lui… Grosse symbolique.

« On se fera un pique-nique la prochaine fois, s’esclaffa-t-elle. » Elle était du genre à être fâchée longtemps, mais il en fallait beaucoup pour arriver à là. Certaines s’effarouchaient rapidement – Li hochait la tête, un peu déçue, puis voyait les bons côtés de la situation et cessait de l’être. Elle se leva, tirant Cal vers elle, l’intimant de la suivre. Elle n’avait pas spécialement chaud et elle commençait lentement mais sûrement à avoir faim. « Au pire on s’en fiche non ? On prend le premier qui nous passe sous les yeux. » Son regard se posa sur la rue d’en face : The Ledbury. « C’est là que je veux aller ! asséna-t-elle, un peu comme un enfant à qui l’on ne refuserait rien. » Maintenant il n’y avait plus qu’à prier pour que ce soit bon, parce qu’elle n’avait pas envie de recevoir la faute ensuite. « On prendra le dessert chez toi. » De toute façon elle était toujours un peu déçue par les desserts des restaurants. Il paraissait qu’on devait les juger à ce… « Enfin, le vrai dessert, se reprit-elle en comprenant que ses propos pouvaient être mal interprétés. Enfin avec le chocolat, la crème chanti… Ok, juste laisse tomber, lâcha-t-elle en comprenant qu’elle s’enfonçait bêtement. » Et c’était à son tour de rougir. Elle fonça tête baissée dans le restau, et se dit tout de suite qu’elle appréciait le lieu. Design et moderne, avec un peu de monde mais pas trop, une lumière d’ambiance… Ses yeux s’arrêtèrent sur les suggestions du jour – ça lui plut aussi. « Ca te conviendrait ici ? demanda-t-elle tout de même avant de répondre à la serveuse qui voulait s’avoir si c’était pour deux. »
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MessageSujet: Re: funny dinner (calies)   Lun 5 Sep - 19:44

Funny Dinner
Je tremble comme une feuille.  Mon coeur bat la chamade.  Mes mains sont moites.  J'ai l'impression qu'on est dans un mauvais remake d'un film romantique, limite dramatique.  J'aimerais avoir bu quelque chose, seulement pour être moins... mois quoi en fait?  Moins moi-même?  C'est étrange d'avoir les idées claires.  Je m'étais presque habitué à ne pas penser comme il le fallait, comme tout le monde le fait, mais bienvenue dans le monde réel Callahan Barrow, c'est comme ça que ça se passe.  T'as l'air d'un con en allant voir ton ex en portant ces vieilles fringues.  J'aurais pu faire mieux, je l'avoue, mais je ne sais pas.  On dirait que je perds le peu d'intelligence qu'il me reste.

« Merci.  T'es toujours aussi beau t'façon. »  Je rougis encore plus que je ne rougissais déjà.  Pourquoi?  Aucune idée.  Je ne sais même pas pourquoi je me sens comme ça, aussi stupide, comme ces adolescents aux hormones déréglées.  « Merci.  Je savais pas du tout quoi mettre, surtout pas à un rencard...  Je plonge mon regard dans le sien, un mince sourire mal à l'aise aux lèvres.  Est-ce que c'est vraiment un rencard? »  L'absurdité de la situation me frappe de plein fouet.  On se connait depuis si longtemps, on a pratiquement grandit ensemble, on a été fiancés, on a failli habiter ensemble et nous voilà, quelques mois plus tard, à un rendez-vous galant.  Plus absurde, tu crèves.  Malgré tout, je n'arrive pas à garder pour moi le fait que j'ignore totalement quel genre d'endroit elle aimerait aller.  Je ne sais même pas ce qu'elle aime, quels endroits elle fréquente, mis à part le parc d'attractions.  Je le vois, dans ses yeux, elle est triste?  Non, déçue.  Extrêmement déçue et je ne peux m'empêcher de fixer le bout de mes pieds.  Je me sens stupide.  Depuis tout ce temps, elle demeure encore une inconnue à mes yeux sur certains sujets.  « C’était quoi comme "endroits pas recommandables"? »

Mon estomac se noue face à cette phrase.  Je plonge mon regard dans le sien, légèrement prit de panique.  Si seulement elle savait, mais je ne peux pas lui cacher, non?  Ce serait con, surtout qu'on essaie de recommencer cette relation déjà compliquée à la base.  J'abandonne.  Je baisse mon regard et soupire longuement avant de passer mes mains sur mon visage et me lancer.  « Tu seras pas contente... pas du tout...  En y repensant, je me sens encore plus stupide.  À vrai dire, c'est ce que je suis suis: purement et simplement stupide.  Je fréquentais les clubs de striptease, les fêtes étudiantes qui finissaient en débauche, les trous à rat dans lesquels t'aurais probablement jamais mit les pieds, ces endroits qui foutent la trouille vu de l'extérieur.  Il fallait que j'le fasse, c'était le seul moyen de trouver ce que j'cherchais. »  Je le sais déjà d'avance, elle voudra savoir ce que je cherchais, mais encore là, j'avais un but brouillon, difficile à cerner.  Un nouveau soupir et je balance cette phrase trop rapidement et j'espère de tout coeur qu'elle n'a pas comprit.  « Je cherchais n'importe quel moyen qui paraissait bon pour t'oublier, peu importe ce que c'était, ce que ça coûtait et ou je devais aller pour l'obtenir. »  Les derniers mots sortent de façon presque impossible à entendre.  Je n'ose même pas la regarder dans les yeux parce que je sais que le Cal que j'ai été, c'était pas moi.  J'étais perdu, brisé, démolit.  Je voulais me reconstruire, mais je ne savais pas comment.

Je ne sais pas ce qui se passe dans sa tête, mais j'aurais tout simplement envie de m'enfouir sous le sol.  Aller, va quelque part sans moi, tu seras mieux de toute façon.  J'suis une épave et, miraculeusement, je continue de couler.  « Au pire on s’en fiche non ? On prend le premier qui nous passe sous les yeux. »  J'hoche la tête de haut en bas tranquillement et accepte de la suivre.  Je la suivrais partout de toute façon.  Peu importe ou elle voudrait aller et pourquoi, je serais derrière elle à voir ce qui nous suivra par la suite.  « C’est là que je veux aller ! »  Elle a l'air d'une gosse et je ne peux m'empêcher de sourire en la regardant.  C'est ce bonheur que je cherchais.  Cette chaleur qui se répand tranquillement à l'intérieur de moi, qui me fait sentir si bien, si heureux, comme si j'étais chez moi.  « On prendra le dessert chez toi. »  Je pouffe de rire comme un imbécile parce que bon, j'suis un mec et j'ai l'esprit mal tourné par moments.  Je pose ma main contre ma bouche et la regarde dans les yeux.  Aller, continue de te planter, c'est adorable.  « Enfin, le vrai dessert.  Enfin avec le chocolat, la crème chanti… Ok, juste laisse tomber. »  J'éclate de rire, c'est plus fort que moi.  Mon regard se perd sur ses lèvres.  Elle est adorable quand elle est comme ça, j'aurais seulement envie de goûter ses lèvres, un baiser rapide, un baiser volé à va-vite, mais non.  Pas maintenant.  Ce n'est pas ce qu'il faut faire à un deuxième premier rendez-vous.

On entre finalement dans le restaurant et l'endroit me plait.  C'est simple, mais franchement joli.  Le genre d'endroit ou je pourrais passer mes journées sans problèmes.  « Ca te conviendrait ici ? »  Je hoche la tête en murmurant si bas que j'espère qu'elle n'a rien entendu: « Tant que t'es là, je m'en fiche pas mal. »  Et je la suis, alors qu'elle suit l'hôtesse.  Nous nous asseyons à une table dans un coin bien tranquille et au loin, je vois l'hôtesse qui va parler à une serveuse.  Une serveuse que je connais bien, trop bien même.  « Et merde... manquait plus que ça. »  Je soupire en essayant de me cacher derrière ma main, sous le regard interrogé de Lies.  La serveuse arrive et je le sais tout de suite, sans réfléchir: le repas sera finalement remplit de rebondissement.  Sortez le popcorn les amis, ça va péter.

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MessageSujet: Re: funny dinner (calies)   Mer 7 Sep - 23:49



   

   
Funny dinner
Callies & Elly Strauss

   

   
Le défi ne semble pas insurmontable.  La blague…ton lieu de travail, t’en as pas.  Enfin si, internet et il serait d’une facilité déconcertante de ruiner un couple sur la toile mais tu te doutes que ce n’est pas ce que le jeu entend par là. Alors, sortant lentement d’une petite demi-heure de code tu te creuses les méninges. Une heure plus tard, des nouilles instantanées dans le ventre et une grande bouteille d’eau dans ton sac tu quittes ce domicile s’apparentant plus à un dépotoir qu'autre chose.

En direction de la sortie t’accueille le miaulement indigné de monsieur moustache par un « T’as déjà bouffé y a deux heures, me prends pas pour une bille »  puis par un « Putain les rats… »  à force de pas faire attention où tu marches ce petit enfoiré à bien failli te faire t’effondrer sur une parquet poussiéreux et hérissé d’échardes. « Forcément c’est Liesel…Viens là petite teubée » Attraper la petite boule de poils bariolés, inspecter minutieusement si la petite chose agitée ne s’est pas blessée à la rencontre de ton frêle corps. Non. Rien. La poser quelque part puis se tirer sans élément perturbateur. Le pallier est bien calme. Un petit tour de clé puis t’attaques les marches des escaliers nonchalamment, la tête dodelinant au rythme lancinant de cette musique vissée à tes oreilles.

Le trajet en direction de Crown Heights est long en bus, pourtant tu préfères voir les paysages défiler plutôt de prendre la voie souterraine. T’es pas vraiment pressée. Dans une petite pochette se trouve un CV, une pièce d’identité ainsi que les papiers nécessaires pour formuler une demande d’embauche. L’ensemble est parfaitement factice. Falsifier avec une meastria ne laissant guère douter que tu en es à ton premier essai. Combien d’identité se décline au travers de ton essence énigmatique ? Bien trop, au point que toi, Elly Strauss, tu ne les comptes plus.

Propre, le visage apprêté ce qu’il faut, mais pas trop chargé. Le but est de se faire engager comme serveuse pas comme call-girl. Tu continues d’établir ton plan de bataille bien sagement alors que les grands immeubles commencent à se profiler à l’horizon. Ce type de défi entre plutôt dans tes cardes, c’est une formalité. Ceux plus physiques deviennent problématiques, loin d’être en forme physique il faudrait que tu commences à demander à Erin de te remettre au sport mais le simple fait de t’entrainer avec elle te fait grimacer péniblement. Elle n’y va jamais avec le dos de la cuillère. Ce sera douloureux. Mais si le jeu l’exige. Qu’il en soit ainsi. Tu le feras. Et puis ça te fera au moins l’une des vertus de l’adage. Un esprit malsain dans un corps sain. C’est déjà ça, n’est-ce-pas ?

Prochain arrêt, terminus tout le monde descend. Avancer dans Crown Heights c’est jamais vraiment agréable, tout pue un peu trop le fric et la superficialité…les boutiques, les fringues, les sourires de gens. Tu déglutis lentement et essaye de faire passer la vilaine nausée que te flanque le voisinage par une pastille à la menthe. En vrai tu veux une petite clope, mais pour un entretien, l’odeur de vieille clope…bof, bof. Lullaby Alley, un lieu que tu connais bien, là où tatoue ton nouveau plus grand fan. Il est drôle, un peu timide – pourtant ce n’est pas toi le grand méchant loup. Sa fascination teintée de respect te plait. Tu te trouves presque plaisante au travers de son regard. Une petite pancarte « On embauche » - eh bien voilà qui est parfait.

L’entretien entre le manager et ton décolleté se fait rapidement. Une petite moue dont tu as le secret et l’évocation de la terrible situation dans laquelle Ella se trouve te permet même de commencer dès ce soir. Mazal tov ! Introduite à l’hôtesse une fois en tenue pour travailler, elle te montre rapidement les ficelles et tu entres dans le danse. Une heure. Pas encore de couple. C’est fatiguant d’être serveuse, même chez les riches. Remarque ça paie plutôt bien. Pas aussi bien que ton taff mais pas mal – surtout les pourboires. A la troisième table d’hommes d’affaires lubriques qui reluque ton cul à chaque fois que tu leur apporte leur vin hors de prix tu lâches un soupir, agacée. Tu te laisses le temps d’un peu souffler en cuisine avant d’apercevoir l’hôtesse accueillir de nouveaux clients. Fuck. T’en a déjà marre.

Alors qu’elle les installes tu l’attends dans un coin de la salle. Il est temps pour toi de les détailler dans l’espoir de tomber enfin sur ce qu’il te faut pour remporter ce fichu défi. Et là. Putain. Là. C’est du tout cuit quand tes yeux tombent sur la toison broccoli de Liesel Queen. Trop parfait. Un jeu d’enfant. Limite tu as juste besoin de respirer un peu trop près d’elle pour lui pourrir son date. Tu t’en fous du mec. Jusqu’à ce que tu remarques que c’est Cal…what the actual fuck ? Ils ne sont pas censés avoir annulé les fiançailles ? Ce garçon est masochiste.

Mais ça tu t’en branle quand tu vois que ce petit vaurien fait mine de se cacher derrière sa pauvre main. Ah. C’est comme ça. Très bien mon agneau. Vos retrouvailles elles vont swinger pour le coup. Tenue impeccable – coiffure professionnelle tu arrives avec une prestance à des kilomètres de ta nonchalance quotidienne. Un sourcil légèrement arquée et une moue pincée. Serviette au bras. Te voilà prête à déchainer sur eux les foudres divines et feus de l’enfer. « Bonsoir monsieur Barrow et mademoiselle Queen,  j’ai l’honneur de vous servir ce soir.  Désirez-vous un apéritif ? »   Le ton est parfaitement neutre, donner l’air de rien – faire sa petite innocente oh ouais ça tu sais que ça fous Liesel Queen hors de ses gonds car elle comme toi vous savez que t’es pas là pour débouchonner des bouteilles.

Tu jettes un dernier regard à Callahan, le sien toujours fuyant. C’était ta dernière chance mon petit gars. Tant pis pour toi. Un sourire que Liesel ne connaît que trop bien trahit ton professionnalisme. Celui qui veut dire “huge crap loading…just wait for it“ Elle détourne son regard de l’ensemble de la table, se penche subtilement un peu plus près du jeune homme et sur un ton complice entame la phase offensive du plan. « Je dis ça en pensant à vous monsieur Barrow, le restaurant propose le même gin dont vous m’aviez vanté les mérites il n’y même pas une semaine. »  Petit clin d’œil, bombe lâchée au passage. Parfaitement immobile il ne te manque plus qu’un paquet de pop-corns pour contempler les quelques mots se distiller dans l’esprit de Liesel Queen – qui, pour le coup, va couiner d’ici 5, 4, 3, 2, 1…
   

   ©TENNESSEE.

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MessageSujet: Re: funny dinner (calies)   Sam 10 Sep - 21:22

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«  Est-ce que c'est vraiment un rencard ? » Elle le regarda, un peu désappointée par la situation. Rien n’a l’air normal. Rien n’a l’air agréable. Ce n’est pas forcé, bien sûr que non, elle est persuadée qu’ils en ont envie tous les deux, mais voilà : plus rien ne ressemble à ce qu’ils étaient avant. Il y a cette gêne, celle qui justement, n’avait jamais existé. Et ça lui retourne le cœur, ça la rend presque malade de voir où ils en sont arrivés. Elle était restée avec lui car tout paraissait simple, ils n’avaient jamais besoin de se forcer – leur couple était né sans même qu’ils ne le veuillent, sans qu’ils aient besoin de mettre de mots dessus. Certes, il y avait d’abord eu les débuts chaotiques d’un couple pré-créé par les parents, mais ensuite, tout avait été…  inné. Et là, toute la magie qui avait pu entourer leur relation était juste partie. Peut-être qu’elle le voyait enfin comme il était réellement. C’était une gamine quand ils avaient commencé à se fréquenter – dix-huit ans, déjà persuadée d’être brisée par la vie alors qu’elle n’avait subi que quelques déceptions. Personnelles et amoureuses. Mais ce genre de déceptions ne vous mettait pas plus bas que terre, pas réellement. Mensonges, comme d’habitude, empreint de cette faiblesse d’esprit qu’elle n’arrivait plus à masquer. Ils s’étaient embrassés, plusieurs fois, ils avaient dansé, aussi, se marchant sur les pieds parfois, se regardant dans les yeux toujours. Elle était bien avec lui, rassurée dans ses bras chaleureux, alors elle était restée. Pas par dépit, juste parce qu’elle était surprise de la façon dont les choses avaient tourné. Elle voulait jouer aux grandes à ses côtés, mûrir plus vite, changer de vie, d’espace, d’air à respirer. Aujourd’hui elle avait eu l’impression de le dépasser sur ce point de vue, d’être devenue la plus mature des deux. Enfin, mature. Est-ce qu’on pouvait vraiment l’être lorsque l’on se tirait sans prévenir personne ?

« Tu seras pas contente… pas du tout. » J’suis pas ta mère, a-t-elle envie de crier. Voilà le rôle qu’elle a maintenant ? C’est à elle de lui dire d’arrêter de fumer, de boire, à elle de le sortir de sa léthargie pathétique digne d’un préadolescent ? Ca l’exécrait, de sa part comme de la sienne. Est-ce qu’on pouvait survivre lorsqu’on était toujours, toujours en colère ? Elle essaya de repousser la curiosité morbide qui s’emparait d’elle mais elle n’y arrivait pas. Elle voulait savoir, tout savoir, et c’était aussi pour cette raison qu’elle était devenue voyeuse. Ca lui avait aussi permis de suivre Callahan sous les traits du joueur, entretenant cette désagréable sensation de voyeurisme…  Club de striptease, fêtes étudiantes, boîtes, bars, trouvant les endroits les plus répugnants, les plus sombres, pour quoi faire, laisser tomber la lueur ? « Je cherchais n’importe quel moyen qui paraissait bon pour t’oublier, peu importe ce que c’était, ce que ça coûtait, et où je devais aller pour l’obtenir. » Et ça n’a pas fonctionné, vraisemblablement, puisqu’on est là, maintenant, ce soir. Liesel préféra ne rien dire. Y’avait rien à dire de toute manière, ce qui était fait était fait. Et elle n’avait pas spécialement envie de l’enfoncer plus. Il voyait déjà ce qu’il était devenu – encore assez clairvoyant pour voir son reflet dans le miroir, pas une mauvaise chose. « Ok. Je sais pas encore ce que ça veut dire pour nous mais... Pour le moment... ça va. » Propos moins tronqués : Jalouse et possessive comme pas possible, elle ne savait pas encore si elle pourrait passer outre. Pour le moment ça ne venait pas la hanter la nuit, alors elle pouvait considérer de vivre malgré ça.

« Tant que t’es là, je m’en fiche pas mal. » La jeune femme ne releva pas mais ronronna dans son coin. Ça marchait toujours de flatter son ego, surtout avec les phrases typiquement sorties de livres. Elle ne souligna pas l’absurdité du propos – ce n’était pas vraiment ce qu’il disait la dernière fois. Mais elle ne voulait pas de dispute, simplement profiter des mots qui glissaient sur elle. Elle n’avait de toute façon pas la force de se disputer, comme si son esprit réclamait une pause – pas ce soir, ou je me débranche, je me déconnecte, et t’auras l’air bien conne sans deux neurones pour tenir la dispute. C’était aussi le contrecoup de la semaine effarante en termes de sentiments. Liesel se sentait souvent comme un carte mémoire : quand il y avait trop d’un coup à stocker, elle plantait. Et cette semaine, elle s’approchait dangereusement du « trop ». Alors qu’ils s’asseyaient et que le regard de la jeune femme se posait sur la carte, elle ne put qu’entendre le grognement de Cal. Elle releva le regard, le contemplant un instant – il se cacha sous sa main. « Eh, tu essayes de m’imiter ou quoi ? » Elle ne pourrait jamais oublier ce moment embarrassant près de la boîte aux lettres. Sans vraiment trop se soucier de cette attitude étrange – il avait fait bien pire que ça par le passé, c’est lorsque la voix résonna à ses oreilles qu’elle se figea totalement. « Bonsoir, monsieur Barrow et mademoiselle Queen. J’ai l’honneur de vous servir ce soir. Désirez-vous un apéritif ? » Sa voix a le moelleux de la scie contre le bois. Elle pourrait la reconnaître entre toutes, cette putain de voix. Celle qui a le don de la mettre en rogne en moins d’une seconde, comme si les feux de l’enfer allaient se déchaîner sur Terre. Dieu adressait clairement un message à Liesel, là. Avec une lenteur totalement calculée, l’arc-en-ciel releva la tête, avant d’appliquer le sourire de bâtard (ok en vrai c’était le sourire mondain mais Li pouvait pas le supporter) sur ses lèvres. Les souvenirs de leur dernière rencontre restent trop flous pour qu’elle puisse y faire allusion avec autant de panache qu’elle le désirait. Alors autant oublier ce fâcheux moment. « Je dis ça en pensant à vous, monsieur Barrow, le restaurant propose le même gin dont vous m’aviez vanté les mérites, il n’y a même pas une semaine. » Monde qui explose, barrières qui s’effondrent, feu d’artifice dans le corps et dans la tête de Liesel alors que tout le sens des mots empoisonnés s’imprègnent en elle. Le pire avec Elly Strauss, restait ce fâcheux penchant qu’elle avait pour l’honnêteté. Liesel ne doutait pas une seconde que ce qu’elle disait était vrai, d’autant plus face à la réaction idiote de Callahan. Sauf que, dommage Elly Bitch, Liesel avait été à aussi bonne école : Queen. Le sourire se fit encore plus éclatant, plus mordant. Tu veux niquer ma soirée, salope ? Elle passa sa main droite dans ses cheveux colorés, attrapant une mèche qu’elle tortilla délicatement entre ses doigts. « Ce serait très aimable à toi de nous apporter ce fameux gin, effectivement. Je ne vais pas te demander de m'en donner une description plus complète, je connais les lacunes que tu as avec notre langue. Je fais entièrement confiance à Callahan. » Bonjour, je ne parle pas en sous-entendus. Et je mens pas. «Et d’ailleurs si jamais tu as besoin de quelques conseils ou mêmes de cours par rapport à ta façon de t'exprimer, tu sais que je suis toujours là pour t’aider, right dear ? » Elle déposa sa main gauche sur le poignet d’Elly, soigneusement recouverte d’une serviette blanche. Eh ouais pouffiasse, si t’avais été un peu mieux éduquée tu saurais qu’une Queen n’explose jamais en public. « J’aimerais que l’on soit le moins dérangé possible durant ce repas. Monsieur Barrow et moi-même avons besoin de… tranquillité.. Tu seras bien aimable de nous apporter une bouteille de vin par la même occasion. Rouge, bien sûr. » Heureusement pour 'Monsieur Barrow', Liesel avait un ego trop gros pour laisser passer ce genre de propos de la part d'Elly. Mais qu'il ne s'y trompe pas - s'il prenait son parti, elle n'hésiterait pas une seconde. Et il risquait de prendre cher une fois que le lapin incapable de lire une montre aurait déguerpi.
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MessageSujet: Re: funny dinner (calies)   Dim 11 Sep - 1:31

Funny Dinner
Le malaise est difficile et inconnu.  C'est tellement compliqué d'être à ses côtés, mais d'avoir l'impression de ne pas la connaître.  En 6 mois, trop de choses changent et je ne sais pas si je peux me permettre d'agir comme avant.  Est-ce que je peux?  Est-ce que j'ai vraiment le droit d'agir comme s'il ne s'était jamais rien passé?  Malgré mon malaise plus qu'évident, je n'hésite pas à être honnête.  Je ne peux pas lui mentir, je n'en ai jamais été capable, mais voilà, mademoiselle Strauss en personne est là et prête à tout faire voler en morceaux.

Caché derrière ma main comme un gamin, je pose un léger regard sur Elly qui me regarde avec cette faussette qui surplombe sa joue.  Je ne l'avouerai jamais, mais son attitute et cette faussette sont adorables, mais rien de plus, jamais, pas elle.  « Bonsoir, monsieur Barrow et mademoiselle Queen. J’ai l’honneur de vous servir ce soir. Désirez-vous un apéritif ? »  Je continue de grogner en faisant un léger hochement de tête.  Je ne veux pas lui répondre, je ne veux pas lui parler.  Je ne savais même pas qu'elle travaillait ici, sinon je ne serais jamais venu.  Lies ne devait pas le savoir, elle ne devait pas savoir que je vois Elly, celle qu'elle n'arrive pas à encadrer.  « Je dis ça en pensant à vous, monsieur Barrow, le restaurant propose le même gin dont vous m’aviez vanté les mérites, il n’y a même pas une semaine. »  Je plonge mon regard dans le sien et si je pourrais la tuer de cette façon, je le ferais.  Je serre le poing sous la table et lui dit tout bas: « Fais pas chier Elly.  Garde ta langue de vipère et fais pas comme si on était des meilleurs potes, c'est pas le cas. »  Oui, je lui ai conseillé un gin.  Oui, nous nous sommes vus, mais qu'elle fasse comme si on était cul et chemise, jamais de la vie.

Je vois bien dans les yeux de Lies qu'elle a envie d'exploser, mais nous n'avons pas été élevé comme ça.  On ravale cette haine en public et on la crache aussitôt que nous avons de l'intimité.  « Ce serait très aimable à toi de nous apporter ce fameux gin, effectivement. Je ne vais pas te demander de m'en donner une description plus complète, je connais les lacunes que tu as avec notre langue. Je fais entièrement confiance à Callahan. »  Je tourne les yeux au ciel en soupirant et en me calant dans le fauteuil.  Décidément, ce rencard s'annonce merdique, explosif.  Qualifiez-le comme vous voulez, mais si Lies ne serait pas là en train de faire sa diplomate, j'aurais déjà claqué la porte derrière moi.  « J’aimerais que l’on soit le moins dérangé possible durant ce repas. Monsieur Barrow et moi-même avons besoin de… tranquillité.. Tu seras bien aimable de nous apporter une bouteille de vin par la même occasion. Rouge, bien sûr. »  Un mince sourire fait apparition sur le coin de mes lèvres.  Toutes ces soirées à boire des bouteilles de vin en jouant à des jeux vidéos, en regardant des films ou tout simplement autour d'un bon repas.  Tout ça, toute cette simplicité, ça me manque atrocement.  J'approche subtilement ma main de celle de Lies et refais ces petits ronds dont j'ai l'habitude de faire sur le dessus de sa main.

Une fois qu'Elly quitte la table, toujours en agissant comme elle le fait si bien, je pose mon regard sur Lies qui, je le vois bien, a envie de me sauter à la gorge.  « Je te demande de me croire sur ce point: je ne suis pas meilleur pote avec Elly.  On se voit à l'occasion et la dernière fois qu'on s'est vu, c'est avant que tu reviennes dans ma vie. »  J'arrêterai de la voir si tu veux, je l'enverrai bouler, je lui lancerai ce gin en pleine figure si tu le veux.  Mais bien sûr, ces mots restent coincés dans ma gorge alors je soutiens son magnifique regard d'un bleu magnifique.  Elly vient porter les verres d'eau habituel et je prends aussitôt le mien pour en prendre une gorgée.  « Alors mademoiselle Queen, qu'est-ce que vous faites de bon dans votre vie? »  Un léger sourire moqueur, j'essaie de calmer cette tension en jouant ce rôle de gosse de riche que j'ai joué trop longtemps.  Je rigole légèrement et réalise que je fais encore ces ronds sur sa main.  J'arrête donc aussitôt pour replacer ma chemise.  « J'suis sûr qu'on pourrait débarquer chez mes parents de façon badass en mode casseur de fête.  Ils feraient une sale gueule. »  Toujours en continuant de rire, je prends à un nouveau une gorgée.

Je le vois bien que Lies n'est pas dans son assiette, je prends donc sa main dans la mienne et lui lance un léger sourire qui se voudrait rassurant, mais pour être franc, je ne sais pas si celui-ci a l'effet désiré.  « Écoute, on a fait des conneries, mais pour ce soir, on met tout de côté.  Comme s'il ne s'était jamais rien passé.  Ok?  On profite du moment pendant qu'on a encore les idées claires et on fait comme si Elly était l'une de ces serveuses garces qu'on aurait envie de balancer à travers la vitre. »  Je rigole à nouveau avant de lancer en dernier: « En plus, je ne suis pas si loin de la réalité, hein? »

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MessageSujet: Re: funny dinner (calies)   Dim 11 Sep - 12:52

Funny Dinner
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« Garde ta langue de vipère et fais pas comme si on était des meilleurs potes, c'est pas le cas. »  Ronronnement approbateur, patpat amical, comme une envie de faire un câlin de réconfort, léger baume qui n’amoindrit tout de même pas la douleur. Ah toi aussi elle vous prête une relation que vous n’avez pas ? Etait-elle aveuglée par ses sentiments, en pensant qu’ils étaient tous les deux honnêtes ? Le fait était là, malgré tout, soulevé dans les airs comme les grains de poussière qui ne retombaient pas – ils s’étaient vus, ils avaient parlés, tous les deux, proches. Qui pouvait parler avec Elly ? Elle ne savait faire que la guerre, craignant l’amour. Quoi qu’elle l’avait déjà utilisé, l’amour, pour lui faire du mal. Lui voler les élus de son cœur, chercher à instiller une angoisse, le manque de confiance en soi. Elly était douée, y’avait pas à dire, elle avait fait quelques chefs d’œuvre, quelques faux pas aussi, rarement toutefois. Liesel se souvenait encore de cette époque où elles avaient pu être meilleures amies, où elles faisaient leur langue de pute sur les autres. Parfois, Liesel se demandait comment elles avaient pu être si proches… Ou alors comment tout avait pu dégénérer de cette manière. La Strauss avait simplement pété un câble, s’amourachant de tous les Queens à la fois, comme une pauvre gamine en manque d’amour, d’attention, de câlins et de caresses. Quelque chose avait planté dans ses court-circuit et aujourd’hui elles se retrouvaient à jouer ce jeu du chat et de la souris stupide. Elly avait tellement rien dans sa vie que de toute manière, Liesel n’avait d’emprise sur rien. A part son ego, peut-être, ou ses sentiments. La Queen pensait ne rien avoir à perdre – faux, car elle avait toujours su retomber sur ses pattes, se trouver des amis, des confidents, tirer parti de son malheur. Elly aurait toujours de quoi la faire souffrir, éternellement, et c’était triste, qu’elle doive exister au travers de la douleur qu’elle infligeait aux autres.

Elle finit par s’éclipser, mais elle la connaissait trop bien pour se faire des illusions – elle allait revenir, avec un beau feu d’artifice, incapable de voir les autres heureux sans elle. Triste jalousie qui encrassait ses entrailles. Les doigts de Callahan s’amusent à jouer avec ses nerfs, traçant les cercles si apaisants sur sa main – c’est de la triche. Ils trichent tous les deux, car ils la connaissent trop bien. « Je te demande de me croire sur ce point : je ne suis pas meilleur pote avec Elly. On se voit à l’occasion… » Liesel pourrait presque rire de la situation : elle ne voulait à Elly d’être partie de sa vie sans un mot, sans un regard, alors qu’elle avait fait la même chose à Cal. Peut-être qu’elles se ressemblaient trop pour leur propre bien. « ... et la dernière fois qu’on s’est vu, c’est avant que tu ne reviennes dans ma vie. » Il but de l’eau, essayant de cacher son malaise. Ah ah, tu m’étonnes qu’il était mal à l’aise. « Je me demande juste à quel moment tu as pu te dire ‘hé, tiens, si je traînais avec Elly Strauss, c’est une bonne idée’. » De toute manière, elle les imaginait très très mal avoir des relations d’ordre charnel, surtout en sachant combien la blonde détestait ça. Est-ce qu’elle arriverait à tout mettre de côté ? Elle avait la désagréable sensation que dès que les choses semblaient s’améliorer, de gros nuages noirs s’amoncelaient à l’horizon. Bon, allez, relativisons : ils s’étaient vus avec Elly. Quel était le souci ? Il y en avait pas. Jolis mensonges cousus de fil d’or. Jusqu’à quand tiendraient-ils ? « Alors, mademoiselle Queen, qu’est-ce que vous faîtes de beau dans votre vie ? » Il arriva à lui tirer un sourire, qui s’estompa légèrement lorsqu’il arrêta de caresser sa main. « J’suis sûr qu’on pourrait débarquer chez mes parents de façon badass en mode casseur de fête. Ils feraient une sale gueule. – Tu m’étonnes. » Elle ne voulait même pas savoir ce qu’ils pensaient d’elle, ça ne devait pas être joli joli. Quoi que vu la somme qu’elle portait tatouée sur son front, peut-être arriveraient-ils à la supporter avec le temps. Elle ne les connaissait pas assez bien pour savoir. Elle les avait vus plus que ses propres parents à toutes ces soirées débiles, mais elle n’avait jamais pris le temps d’apprendre à les connaître, ou même de s’y intéresser – elle s’en foutait pas mal, pour tout dire. « Ecoute, on a fait des conneries… » surtout toi « … mais pour ce soir, on met tout de côté. Comme s’il ne s’était jamais rien passé. Ok ? On profite du moment pendant qu’on a encore les idées claires et on fait comme si Elly était l’une de ces serveuses garces qu’on aurait envie de balancer à travers la vitre. En plus, je ne suis pas si loin de la réalité, hein ? » Alors pourquoi tu traînes avec des garces ? « Seulement si j’ai le droit de la martyriser un peu. Quand on en vient à elle, je ne sais pas me contenir. »
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MessageSujet: Re: funny dinner (calies)   Dim 11 Sep - 16:01



 

 
Funny dinner
Callies & Elly Strauss

 

 
Les êtres humains sont abjects. T’as jamais vraiment compris pourquoi maman disait ça. Si elle parlait de leurs viscères ou bien des tréfonds de leurs esprits stériles.  Avec le temps, ses mots s’insinuent lentement, deviennent paroles d’un évangile. La voix du Ciel – celle des disparues, des déportés vers la mort. Ils sont absents alors on s’accroche aux souvenirs des mots dont l’encre sèche, au cœur de la mécanique. L’imprime d’un leitmotiv. Le primat du sang se doit de dominer, car il est le seul lien dont on est certain – le reste est illusion, trahison. L’être humain développe des trésors d’imaginations dans l’art de faire souffrir son prochain. Mieux. Dans l’art de se voiler la face et de ne penser qu’à lui.

Et c’est là. Toi. Elly Strauss. Que tu t’en bouffes les doigts. Que tu pleures beaucoup trop. Parce que t’es pas comme papa, ni comme maman, ni comme Hansel. Toi les êtres humains, il t’intrigue – tu les aimes au point de les laisser passer avant toi. Comme tu l’as fait avec ton frère et son jeu stupide. Il t’a bien eu – avec sa gueule de travers et ses yeux pleins de larmes. T’as tout lâché pour lui, pour jouer à son jeu sur son ordinateur – ça lui faisait plaisir. Il était heureux et toi au fond t’aimais bien le voir heureux. Quand tu jouais avec lui, il souriait – comme il le faisait avant qu’on commence à la martyriser. T’as essuyé des larmes. T’as essuyé des coups puis essuyé une lame. Bordel. Tu as dégagé ta seule véritable amie pour l’aider à s’en sortir. Pour revoir un peu de joie dans ses yeux. Parce c’est ton sang, ta chaire, ton tout.T’as appris à tes dépends que ceux qui ne sont pas toi sont tes ennemis. Que les êtres humains sont répugnants. Alors autant les voir au travers d’un écran pour pas que t’ai envie de leur refaire la mâchoire.

« Fais pas chier Elly.  Garde ta langue de vipère et fais pas comme si on était des meilleurs potes, c'est pas le cas. »  Retour à la réalité. Il est mignon. Il pense que tu lui accordes de l’importance. C’est toujours comme ça avec les enfants uniques. Ca pense que c’est le centre de la terre – que le but dans ta vie c’est soit de les aimer soit de les planter. Non. C’est pas un mauvais gosse, mais dans le fond, il pourrait finir sous une bagnole que ça te ferai pas même verser une larmichette. Pauvre type. Pauvre petit gosse riche qui se noie dans un vers d’eau. Pas même capable d’affronter l’adversité d’une telle situation. Comme un enfant – il se cache derrière sa main. Tu trouves même pas cela forcément blessant. C’est drôle. Tu te rappelles juste avec amertume que t’a fréquenté ces gens autrefois. T’as même eu une meilleure amie comme lui. T’es contente de t’être barrée. De loin l’une de tes meilleures décisions. C’est dans ce genre de cas que tu regrettes lui avoir sauvé les miches. La prochaine fois : tu traceras ta route. T’esquisses un putain de sourire parce qu’il t’amuse – parce que sa réaction est immature et nombriliste.

« Ce serait très aimable à toi de nous apporter ce fameux gin, effectivement. Je ne vais pas te demander de m'en donner une description plus complète, je connais les lacunes que tu as avec notre langue. Je fais entièrement confiance à Callahan. »  Tiens. Toujours l’air impassible, tu dissimules la déception de ne pas la voir monter au créneau. Oh oui. C’est vrai. Son « éducation ».  Elle te regarde droit dans les yeux. Y a déjà le voile de la désillusion qui recouvre le tien. Tu parles d’une éducation Liesel Queen mais vos modèles de vie sont ce qui reste quand les démons s’épanchent. Derrière ce calme de situation Liesel – la tempête sous ton crâne n’existe pas moins. Alors tu ne perds pas ta moue aimable. Parce que tu sais que tu as déjà gagné. Que la partie est finis d’avance. Car plus tu respire plus elle s’asphyxie. Elle suffoque dans cet air que vous partagez. Dans le fond vous n’êtes que les deux faces d’une même pièce – et ça, et ça, elle a jamais su le digérer. Alors ça lui reste en travers de sa petite gorge de bourge, incapable de faire passer le corps étranger avec du rouge.

Tu hoches la tête, une expression indiscernable – fermée - sur le visage. Il ne faut pas s’inquiéter quand l’animal jubile mais plutôt quand il ne montre plus rien. Comme un gosse qui fait plus de bruit. C’est là que réside le vrai danger. Le soldat n’entend jamais la bombe qui va lui tomber dessus – que celles autour de lui. «Et d’ailleurs si jamais tu as besoin de quelques conseils ou mêmes de cours par rapport à ta façon de t'exprimer, tu sais que je suis toujours là pour t’aider, right dear ? »  T’as même pas le temps d’analyser ce qu’elle dit – de toute façon Liesel sait que t’es meilleure qu’elle en rhétorique. Elle veut jouer mais elle veut surtout te faire jouer pour que tu passes encore pour la méchante. C’est d’une gaminerie de lui en vouloir pour son départ sans jamais avoir voulu savoir pourquoi elle s’était éloigné. Un électrochoc quand ses doigts effleurent ton poignet. Là y a une réaction épidermique et ton impassibilité se fissure le temps d’une milliseconde. Tu n’aurais pas du faire ça. Y a pas de colère. Juste un avertissement, un panneau danger, qui se lit clairement dans tes yeux fauves. Y a rien d’autre parce que tu sens un peu vide, désormais. T’aurais du les laisser en vrai. Comment tu peux penser que ce sont des gens pour toi. Des gens qui ont compté. Non. C’est rien. C’est ton passé. De la poussière.  C’est vrai quoi. A quoi bon ?

« J’aimerais que l’on soit le moins dérangé possible durant ce repas. Monsieur Barrow et moi-même avons besoin de… tranquillité.. Tu seras bien aimable de nous apporter une bouteille de vin par la même occasion. Rouge, bien sûr. »  Un dernier hochement de tête avant de t’en aller. Allez on va se marrer. C’est ton regard qui frise sur leur main…jeu de vilains. Ça leur va bien. Il est temps de couper le cordon définitivement avec elle – même si elle bouillonne dans tes veines même si tu sais que c’est ta chienne de vie – ton point faible – ton fardeau. Il faut qu’elle parte parce qu’elle te rend faible. Parce qu’elle prend ton attention. Faut couper le lien qui vous uni. Pas demain. Maintenant. Avec la caméra embarquée tu prends une photo. Une photo : main sur celle de l’autre – une expression les trahissant tous les deux, à leur manière. Ils sont des gens bien. Biens éduqués ? Qu’à cela ne tienne, tu vas les rendre à leur monde de mensonges.

L’air du rien, tu viens leur servir l’eau. En silence. Plus un seul regard. Ils sont déjà des fantômes dans tes yeux. Comme s’ils t’avaient coupés l’herbe sous le pied. Comme si t’avais perdu tes mots. Stratégie enfantine pour cerveaux puérils. Tu les laisses croire à une victoire lorsque toutes les luttes sont vaines. De retour à ton poste tu croises le regard interloqué de l’hôtesse et d’un ton las tu lâches des mots létaux. « Ah, apparemment le couple qui aura fait couler tant d’encre semble avoir à nouveau remis le couvert. » Elle te regarde bouche bée. Pas besoin de plus. La mèche est pétrolée (licence poétique). Tu y mets le feu sans remord. La petite photo désormais envoyée à toutes les agences de presses peoples locales et nationales…ah et aussi à la mère de Liesel dont tu as toujours son numéro et par mail aux parents de Cal.

Oui. C’est vrai. T’es une belle raclure. T’assumes. Un peu. Beaucoup. Passionnément. A la folie. Dans le fond que t’essayes de faire le bien ou pas…ça sert pas à grand chose. Pour eux. Pour les autres t’as tes chances. Tu restes une figure d’espoir du net. Alors oublie-les. Coupe le cordon. Coupe ce fil d’Ariane. Brûle tes souvenirs. Pour les gosses que tu vas sauver. Pour ceux qui vont payer.

Tu choisis la meilleure bouteille de rouge du restaurant. Tu la présentes,  impassible « Je suis navrée pour tout à l’heure. Je ne voulais paraître en rien irrévérencieuse et si c’est le cas je vous présente mes plus plates excuses. Je sais qu’elles ont peu de valeur alors j’accompagne celle-ci d’un noble cru. En espérant rattraper ma maladresse. Ma collègue viendra prendre votre commande. Bonne soirée. »Tu les sers, tel Jésus lavant les pieds de ses apôtres. En signe de soumission, un air presque contrit sur ton visage. Cela ne t’a pas amusé de faire ça. Mais ils ne méritent pas moins. Il faut couper le cordon. Tu t’en vas – te défaisant de ta tenue d’un soir. Un peu plus tôt que la fin de ton service. Tu remercies le manager, lui disant que tu ne désirais guère être payée. Laissant les pourboires à l’hôtesse dans une enveloppe. Sur le départ. Pour éviter les futurs flashs des paparazzis.
 

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MessageSujet: Re: funny dinner (calies)   Dim 11 Sep - 16:09


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MessageSujet: Re: funny dinner (calies)   Lun 12 Sep - 20:31

funny diner

En regardant Lies agir face à Elly, on pourrait croire qu'Elly est un montre qui se nourrit du malheur des autres.  C'est vrai, dans un sens, elle aime bien voir les autres se planter ou permettre aux autres de manger de la terre.  Elle aime les voir souffrir et elle aime encore plus que ce soit de sa faute.  Elle aime rectifier la vérité, la cracher aux visages des coupables avec son venin de vipère.  Elly, c'est une vipère et Lies, c'est... c'est Lies.  Imprévisible, indomptable, sauvage.  Les deux ensemble, nous avons forcément un cocktail explosif.  Dans tout cela, il y a moi, le pauvre petit mouton qui se cherche une place dans ce troupeau, qui fait ce qu'on lui demande et qui se cache la tête derrière sa main.  J'ai l'air d'un gosse, mais j'assume totalement.

« Je me demande juste à quel moment tu as pu te dire ‘hé, tiens, si je traînais avec Elly Strauss, c’est une bonne idée’. »  Lies est fâchée et c'est facile à voir.  Cette ligne entre ses deux sourcils qu'elle tente de caché.  Ce petit air boudeur qui lui donne aussi un visage d'une gosse qui n'a plus sa crème glacée.  Est-ce que je suis vraiment censé la prendre au sérieux quand elle fait cette bouille?  « J'aimerais te dire que c'est compliqué, mais en fait, c'est seulement que je me sentais atrocement seul et Elly avait les contacts qu'il me fallait.  On a bu quelques fois ensemble, on a été à quelques fêtes ensemble, sans pour autant passer la soirée ensemble, mais rien de plus.  Je ne sais même pas son âge ou sa couleur favorite. »  Je regarde mon doigt qui fait de petits ronds sur sa main.  Un réflexe que je ne contrôle pas, que j'ai uniquement en sa présence.  C'est ce genre de geste qui me rappelle que tout n'est peut-être pas perdu au fond.  J'essaie de calmer le jeu, de lui dire qu'on l'ignore, qu'elle ne mérite pas mieux de toute façon.  Et c'est vrai.  Quand Elly voit Lies ou quand Lies voit Elly, on est certains d'assister à une grande explosion de griffes, d'insultes et bien plus encore, mais l'étiquette est là: sauver les apparences en public.  « Seulement si j’ai le droit de la martyriser un peu. Quand on en vient à elle, je ne sais pas me contenir. »  Je hoche la tête en rigolant parce que je sais qu'elle ne rigole pas, elle va vraiment tenter de la martyriser un peu, seulement pour son unique plaisir.

Je prends à nouveau une gorgée d'eau lorsqu'Elly se pointe.  Je ne peux m'empêcher de lever les yeux au ciel et de soupirer.  Je marmonne de façon presque muette: « Bon.  Qu'est-ce qu'elle veut encore cella-là. »  On n'a même pas ouvert nos menus, nous ne sommes même pas prêts de commander et elle se repointe le bout du nez, l'air de rien.  Elle nous lance alors: « Je suis navrée pour tout à l’heure. Je ne voulais paraître en rien irrévérencieuse et si c’est le cas je vous présente mes plus plates excuses. Je sais qu’elles ont peu de valeur alors j’accompagne celle-ci d’un noble cru. En espérant rattraper ma maladresse. Ma collègue viendra prendre votre commande. Bonne soirée. »  Je hausse un sourcil en direction de Lies, la bouche grande ouverte.  Est-elle sérieuse?  Nous n'avons pas le temps de répondre qu'Elly disparaît en coup de vent.  Je m'avance sur mon siège et dit tout bas à Lies: « Elle est vraiment partie?  Comme ça?  Je me recule à nouveau sur mon siège et augmente le ton de ma voix pour la suite.  C'est pas Elly ça, elle serait pas partie tranquillement comme ça.  Elle cache quelque chose. »  Je secoue la tête de gauche à droite en prenant le menu.  Qu'est-ce qu'elle peut bien trafiquer?

Je pose mon téléphone portable sur la table et lève les yeux vers Lies.  Elle est tout aussi concentrée sur le menu que moi, mais elle a encore les sourcils froncés.  Pourquoi?  « Qu'est-ce qu'il y a Lies? »  Elle ne me répond pas.  Je la laisse faire durant quelques minutes et notre nouvelle serveuse vient nous demander notre commande.  Chacun notre tour nous disons ce que nous voulons et nous revenons à notre silence habituel.  Je pose ma main contre la sienne et la force à me regarder.  « Qu'est-ce que t... »  Je n'ai pas le temps de finir ma phrase que mon portable sonne.  Je reconnais ce numéro.  Mon père.  Je réponds à l'appel.  Mon père ne connait pas mon numéro, pourquoi l'a-t-il?  Je me lève de table en m'excusant à Lies.  « Fison!  Enfin je t'ai retrouvé!  Merci à cette personne qui m'a envoyée ton numéro! »  Je tourne en rond devant l'entrée du restaurant, une main sur mon front.  « Non, non.  C'est impossible.  Personne n'a ce numéro! »  J'entends mon père qui rit de bon coeur.  Ha Ha.  Oui, c'est très drôle papa.  « Tu es drôle Callahan.  Dis-moi, comme ça tu as décidé de remettre le couvercle avec Lies?  Les fiançailles sont de nouveau en cours? »  Je tombe sur le cul.  Comment.  Peut.  Il.  Savoir.  Ça.  « Attends attends attends.  Quoi?! »  Il se remet à rire, comme si la situation était réellement drôle, mais elle ne l'est pas.  Elle ne l'est pas du tout.  « C'est dans les magazines sur le web.  "Les fiançailles Barrow et Lies de retour sur les rails."  En gros titre de dernière minute!  Bravo mon f... »

Il n'a même pas le temps de terminer ses félicitations que je lui ferme la ligne au nez.  J'en profite pour bloquer son numéro de téléphone et fait une rapide recherche sur le web et... effectivement, nous sommes le nouvel article de dernière minute.  Je fais les cents pas, une main dans mes cheveux et je décide de retourner à l'intérieur.  Je flippe.  Et si Isla savait ça?  Si elle était au courant?  Si elle l'apprenait?  Non, je ne la vois plus, mais ça lui briserait le coeur.  J'entre en trombes dans le restaurant sous le regard interrogé de Lies.  « Regarde ce que cette pétasse a fait! »  Je lui tends mon portable et reprends une gorgée d'eau.  La serveuse arrive au même moment pour nous tendre nos assiettes alors que Lies lit l'article.  Je n'ai même plus faim, plus du tout même.  Je me cale dans le fond de mon siège et rumine dans mon coin.  Si je la vois elle, elle aura à faire à moi, plus que jamais.

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MessageSujet: Re: funny dinner (calies)   Mar 13 Sep - 20:07

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« J'aimerais te dire que c'est compliqué, mais en fait, c'est seulement que je me sentais atrocement seul et Elly avait les contacts qu'il me fallait.  On a bu quelques fois ensemble, on a été à quelques fêtes ensemble, sans pour autant passer la soirée ensemble, mais rien de plus.  Je ne sais même pas son âge ou sa couleur favorite. - Encore heureux. »  Les mots ont un goût amer, et ils sonnent étrangement aux oreilles de Lies. Elly. Boire ? Faire la fête ? Elly ne faisait rien de tout ça, et ce n’était pas trois ans qui allaient y changer quoi que ce soit. Sans pour autant passer la soirée ensemble. Elly dans les bras de Cal, quelle blague – si ça devait arriver, alors qu’on l’envoie en Enfer sans ticket de retour. Elly n’aimait pas les gens, n’aimait pas le bruit, n’aimait pas le contact, ni l’alcool. Rien que son PC, ses touches d’aciers et son cœur de métal. Elle aimait les maths, à la rigueur, ou ses codes, ses fichus codes, pianoter sur son clavier qui n’avait rien de mélodieux, ses jeux. Parler au travers d’un casque, comme une machine, comme un robot, un automate. On a bu quelques fois ensemble. Ouais, Callahan s’était mis une murge et il ne se souvenait plus de ce que faisait Elly. Il lui aurait dit qu’ils fumaient ensemble, elle l’aurait cru sur parole, mais le reste… Sauf que voilà – Liesel n’était pas un ordinateur, pas comme Elly, qui semblait tout assimiler en un clin d’œil. Peut-être que les rencontres avec Cal avaient été trop rapprochées, qu’elles l’avaient brouillée, totalement. Trop d’informations, trop de données à prendre en considération dans l’équation pour que le résultat soit juste. On disait de Liesel qu’elle était imprévisible, surtout parce que quelque chose ne tournait pas rond dans sa tête et qu’une même situation pouvait engrener une dizaine de réactions différentes. Elle ne s’était jamais dit simple à vivre.

Elly qui revient, ombre de son ombre, la queue entre les jambes – pas bon, ça, oh non, pas bon. Liesel préférait encore quand elle gueulait, au moins elle n’était pas occupée à préparer quelque chose d’horrible derrière son dos. De toute manière, ce qui était fait était fait, et elle ne pouvait pas empêcher Elly de mettre son plan diabolique à exécution. Quoi que ce soit, il était déjà trop tard de toute manière. « Je suis navrée pour tout à l’heure. Je ne voulais paraître en rien irrévérencieuse et si c’est le cas je vous présente mes plus plates excuses. Je sais qu’elles ont peu de valeur alors j’accompagne celle-ci d’un noble cru. En espérant rattraper ma maladresse. Ma collègue viendra prendre votre commande. Bonne soirée. »  Ni le Barrow ni la Queen n’ajouta quoi que ce soit à cet entrefaite. Bien : maintenant Liesel avait presque peur de rentrer chez elle de peur d’y trouver un truc qu’elle ne souhaitait pas… Heureusement pour elle, Elly avait cette once de responsabilité (ou en tout cas elle l’espérait) et le fait de vivre en colocation empêcherait certainement la Strauss de lui faire de trop gros coups bas dans son logement. « Elle est vraiment partie ? Comme ça ? C'est pas Elly ça, elle serait pas partie tranquillement comme ça. Elle cache quelque chose. – Ah oui c’est vrai, maintenant que t’es son meilleur ami tu la connais bien. »  Elle est acide et ironique en même temps – quand on voyait la tronche de ses amis ce n’était presque pas étonnant qu’il se soit acoquiné de la blonde. Ash et elle feraient un parfait petit couple d’enfoirés sur pattes. En tout cas je suis contente de savoir que tu as su trouver rapidement la personne que j’ai le plus cherché durant mon adolescence. Elle lui en voulait un peu pour ça, aussi : pourquoi ne l’avait-il pas aidé à la retrouver quand Elly avait disparu du jour au lendemain ? Ils étaient déjà amis à ce moment-là. Pire, quelques mois plus tard ils seraient en couple… « Qu'est-ce qu'il y a Lies ? »  Muette comme une tombe, comme à son habitude, menteuse et hypocrite, gardant ses petits secrets pour elle, ses rancœurs aussi. Pas la peine d’empoisonner toute la soirée elle était déjà bien gâchée…Elle se versa un verre de vin, enfoncée dans son mutisme, alors qu’on pourrait presque entendre ses pensées tournoyer dans sa tête.

La serveuse vint prendre leur commande et Liesel rapporta son choix. Cal semble vouloir briser la glace qui commence à se durcir autour de Liesel – intervention divine, le portable sonna. Il se leva, s’excusa, et fila un peu plus loin – ouais, ça l’aurait certainement tué qu’elle entende ses petits secrets ? Elle soupira et contempla le reste du restaurant, attendant patiemment qu’il revienne. N’était-ce pas une erreur ? Une stupide erreur ? Qu’est-ce qu’elle foutait là, à faire croire que tout allait bien dans le meilleur des mondes ? Même ses parents n’étaient pas si hypocrites… Quoi que. Elle avait été à bonne école malgré tout. « Regarde ce que cette pétasse a fait ! que Cal manque de l’agresser en lui agitant le portable sous le nez. » Elle l’attrapa, se demandant si c’était vrai… « Hé ! Tu aurais pu me dire que mes cheveux faisaient ça de derrière, c’est super moche. » Elle passa une main dans sa chevelure pour essayer de remettre de l’ordre mais lorsqu’elle attrapa le regard de Cal, elle comprit qu’il n’avait pas bien envie de rire. « Quoi, t’as honte maintenant ? » Elle soupira, contempla son sac. Trente livres, ça ferait l’affaire. Elle les jeta sur la table, contemplant les plats fumants qui lui faisaient de l’œil pourtant. « Si on se dépêche de filer, on pourra toujours faire croire à une ancienne photo ressortie pour faire jaser. Dépêche. » Elle ne regarda même pas s’il la suivait et sortit du restaurant sans un regard en arrière. Heureusement pour eux, la voiture n’était pas garée bien loin. Depuis que le phénomène NERVE avait envahi Internet, le journalisme choc n’avait censé de monter en flèche – les gens passaient leur nuit sur les réseaux sociaux, à épier les fréquences de radio de police ou tout autre dispositif à leur disposition dans l’optique d’obtenir une image, une information choc. Elle voulait éviter d’autres fuites. Quelque part, elle en voulait qu’Elly s’immisce de cette manière dans leur vie intime, mais d’un autre côté… En soit, Liesel s’en foutait bien qu’il y ait ce genre de ragots – s’ils décidaient de se remettre ensemble, ce serait certainement la première chose à sortir dans les journaux people. Par contre, Callahan avait l’air hors de lui. Encore quelque chose à cacher peut-être ? Elle attendit qu’il sorte du restaurant pour lui demander de l’amener à sa voiture – et ils devaient partir vite s’il voulait limiter la casse.
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MessageSujet: Re: funny dinner (calies)   Jeu 15 Sep - 5:58

funny diner

Ma tête tourbillonne alors que j'essaie de choisir ce que je devrais faire.  Flipper ou rester et assumer.  J'aimerais dire que le choix est facile et que Lies est ma principale priorité, mais ce n'est pas le cas ou plutôt, ce n'est plus le cas.  J'aimerais choisir facilement, sans même y réfléchir, mais tout roule trop vite.  Les magazines people sont au courant, ils tiennent un bon scoop pour la haute classe de Lorwels et moi, je suis le petit mouton qui flippe à mort.  « Hé ! Tu aurais pu me dire que mes cheveux faisaient ça de derrière, c’est super moche. »  Je ne peux m'empêcher de sourire légèrement face à sa réplique.  Digne de Liesel Queen, je n'en attendais pas moins, mais ça ne me calme pas.  Je pense à mon père, à ma mère, à Isla.  « Quoi, t’as honte maintenant ? »  Je la dévisage et oh mon dieu que je ne me fais pas prier.  Je la dévisage de haut en bas du genre "t'es sérieuse?".  Je me rassois tranquillement, croise mes mains ensemble et pendant un moment, j'ai l'impression d'être à la place de mon père.  « Si j'aurais honte de toi, Liesel, je ne serais pas là.  Je n'ai pas honte, je ne veux pas que mes parents me retrouvent, c'est tout. »  Mon ton est sérieux, peut-être même froid, mais je suis sur les nerfs et j'ai l'impression que je vais bientôt exploser.  « Si on se dépêche de filer, on pourra toujours faire croire à une ancienne photo ressortie pour faire jaser. Dépêche. »  Je n'ai même pas le temps de lui dire que finalement, je vais assumer, qu'elle est déjà partie je ne sais trop ou.  Elle ouvre la porte du restaurant et quitte sans même se retourner.

Je fini par la suivre, soupirant et déposant un dix dollars en guise de remerciement malgré notre empêchement.  Je sors à l'extérieur et vois Lies à côté de la voiture.  « Alors tu m'laisses comme ça, à l'intérieur du restaurant sans rien demander?  T'es sérieuse Lies? »  Je suis fâché.  Complètement et totalement fâché.  Elly qui foire la soirée.  Lies qui sort en trombe.  Les magazines people qui sont avertis.  J'en ai tout simplement marre.  « Putain.  On peut pas être normaux pour une fois?  On peut pas agir comme on l'avait toujours fait?  On peut pas arrêter de marcher sur des putains d'oeufs? »  J'ouvre la porte de ma voiture et entre à l'intérieur en la claquant.  J'allume la radio et mets la première chanson que j'entends, en attendant que Lies entre à son tour.  « Tu sais quoi Lies?  J'en ai marre de m'casser l'cul à essayer de savoir quoi faire.  J'en ai marre d'avoir peur de dire ou de faire un truc.  J'en ai marre de redouter tes putains de piques sanglantes qui m'font un mal de chien à toutes les fois.  Pour une fois dans ma vie, j'aimerais seulement vivre une putain de vie normale! »  Je fous un coup sur le volant et, sans faire exprès, je donne un coup de klaxon qui fait sursauter le piéton devant nous.  Il nous dévisage et je lui envoie un magnifique majeur accompagné d'un beau et grand sourire.

J'essaie de réfléchir à ce que je devrais faire, devrais dire, mais rien ne me vient en tête.  Je ne veux même pas entendre sa réponse.  Alors je monte le volume et je démarre en trombe pour me diriger à un endroit qu'on avait l'habitude d'aller voir, simplement pour passer le temps.  On traverse la ville et on arrive bientôt dans le quartier de Diamond Gate.  Je baisse légèrement le volume de la radio, petit signe que je suis moins fâché.  « Désolé pour le pétage de câble.  Fallait que ça sorte.  Mais franchement Lies, ne me dit pas que t'en as pas marre toi aussi.  On ne s'est pas vu pendant 6 mois, on a fait des trucs qu'on n'aurait probablement jamais fait de notre vie avant ce moment.  Et puis?  On s'en fiche.  On a fait des erreurs et c'est le moment d'assumer, rien de plus.  J'en ai marre de me sentir mal alors que je devrais pas.  T'étais pas là putain et après, je me fais chier dessus parce que mademoiselle n'est pas contente.  T'étais pas là, t'as pas ton mot à dire sur ce que j'ai dit ou ce que j'ai fait.  Point barre. »  Je pousse un long souffle et j'ai l'impression que le poids sur mes épaules s'enlève graduellement.

Je vois au loin la mer et ça m'apaise aussitôt, me rappelant de bons souvenirs avec une personne que j'ai l'impression de ne plus connaître aujourd'hui.  « Tu te rappelles? »  Je tourne ma tête vers elle et je ne peux m'empêcher de sourire.  Comment ne pas être légèrement nostalgique, mais surtout heureux face à tous ces souvenirs?  J'ai le coeur gros et j'ai l'impression que tout a trop changé, beaucoup trop pour ce que je voudrais.  Le soleil tombe lentement et on assiste en même temps au couché du soleil.  On pourrait croire que c'est le rendez-vous parfait, mais au fond, ce rendez-vous est plus que foiré.  Est-ce trop tard pour le réparer?

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MessageSujet: Re: funny dinner (calies)   Jeu 15 Sep - 23:04

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Alors qu’elle traverse la route en refermant les pans de son pull sur ses épaules, elle se heurta, non pas à une voiture, mais à la colère de Cal. Colère totalement futile et incompréhension par ailleurs, car elle voulait simplement lui rendre service en se barrant. « Alors tu m'laisses comme ça, à l'intérieur du restaurant sans rien demander ? T'es sérieuse Lies ? Putain.  On peut pas être normaux pour une fois ?  On peut pas agir comme on l'avait toujours fait ?  On peut pas arrêter de marcher sur des putains d'œufs ? – Tu débloques ou quoi ? » Mais elle n’est pas certaine qui l’a entendue, parce qu’il vient juste de claquer la portière. Un peu plus et elle ne grimpait pas dans cette putain de bagnole – sauf qu’elle voulait rentrer chez elle, en fait. Elle voulait juste retrouver son nid douillet, qu’elle n’aurait jamais dû quitter en premier lieu. La radio chante quand elle passa la tête dans l’habitacle. « Tu sais quoi Lies ? J'en ai marre de m'casser l'cul à essayer de savoir quoi faire.  J'en ai marre d'avoir peur de dire ou de faire un truc.  J'en ai marre de redouter tes putains de piques sanglantes qui m'font un mal de chien à toutes les fois. Pour une fois dans ma vie, j'aimerais seulement vivre une putain de vie normale ! »  Son poing dérapa, klaxonnant si fort que Liesel sursauta, rendue nauséeuse par le verre de vin ingurgité alors qu’elle n’avait rien dans le ventre depuis la matinée. De toute façon, même si elle avait voulu dire quelque chose, elle n’aurait pas pu, car la radio hurle un peu plus fort sous ses doigts qui montent le volume. Elle tourna la tête vers la fenêtre, l’ouvrant pour laisser l’air frais ricocher sur sa peau – de l’air. De l’air pour oublier qu’elle est dans cette voiture, et qu’il s’énerve comme un idiot tout seul. Excès de rage, violence, anger issues. Sauf que d’habitude, ce n’était pas contre elle. C’était contre le monde entier, mais pas contre elle. Quelque chose était définitivement cassé. Elle s’attend à ce qu’il la ramène chez elle, mais il ne s’arrête pas à Morning Hill. Il continue de rouler, jusqu’au Diamond Gate – elle s’en fout bien, elle a des amis aux quatre coins de la ville de toute manière. Enfin, « amis ». Des gens qui seraient ravis, obligés, intéressés à l’idée de la voir.

Le son de la radio baissa. Au début elle crut à une illusion, mais elle n’eut pas besoin de tourner la tête pour savoir que Callahan avait retrouvé un semblant de sang-froid. Sauf qu’on ne faisait pas taire Liesel comme un vulgaire chien qu’on trimballerait dans sa voiture. Il ne voulait pas l’entendre ? Très bien. Bon courage pour lui tirer d’autres paroles. Son regard resta fixé sur ce que lui proposait la vitre. Pourquoi est-ce qu’elle était restée à Lorwels, au fond ? Si elle avait vraiment voulu tirer un trait sur son passé, elle aurait changé de ville, au moins. Là, son nom signifiait quelque chose. Il y avait toujours cette grande maison qui était son chez-elle. Il y avait toujours Cal. Toujours Elly. Toujours les mêmes gens. Parfois elle avait l’impression que Lorwels les aspirait, les forçait à rester en son sein, consciente de l’attraction qu’elle exerçait sur eux. Et puis parfois elle se disait aussi qu’elle aimait trop les personnifications pour que ce soit bon pour sa santé mentale. Cal se mit à parler. Encore. Eh beh, elle se croyait bavarde, mais il devait avoir la palme. Ainsi que celle d’être lunatique. « Désolé pour le pétage de câble.  Fallait que ça sorte.  Mais franchement Lies, ne me dit pas que t'en as pas marre toi aussi.  On ne s'est pas vu pendant 6 mois, on a fait des trucs qu'on n'aurait probablement jamais fait de notre vie avant ce moment.  Et puis?  On s'en fiche.  On a fait des erreurs et c'est le moment d'assumer, rien de plus.  J'en ai marre de me sentir mal alors que je devrais pas.  T'étais pas là putain et après, je me fais chier dessus parce que mademoiselle n'est pas contente.  T'étais pas là, t'as pas ton mot à dire sur ce que j'ai dit ou ce que j'ai fait.  Point barre. » C’est bien, parle, Callahan. Pour tout dire, elle ne comprenait même pas d’où ça lui venait. Elle n’avait rien dit pour Isla. Elle n’avait rien dit pour la moitié de la ville sur laquelle il était passé. Elle n’avait rien dit pour les « endroits glauques », pour la drogue, pour l’alcool. Par contre, retrouver Elly, alors que Liesel l’avait cherchée… Retrouver Elly, alors que c’était sa meilleure amie… Retrouver Elly, dans son dos… Elle ne pouvait pas. Pauvre petit Barrow, qui s’était pris une pique. Une pique seulement. Peut-être qu’il s’en fichait. Bien sûr qu’il s’en fichait ! Elle n’avait pas passé six mois à se foutre dans le plus de pieux possibles. Il en avait marre de se sentir mal ? Est-ce que c’était seulement sa faute ? C’était une épave, il l’avait dit lui-même. Mademoiselle n’est pas contente… Son poil se hérissa. Mais, lèvres closes, bouche cousue. Pas un son, pas un cri, pas une larme. Pas un sanglot ni même un regret. Il aimait bien s’écouter – qu’il parle, parle, parle. « Tu te rappelles ? » Elle voudrait lui répondre non. Elle voudrait ne pas se rappeler. Elle aurait aussi voulu qu’il ne s’adoucisse pas, pour que ce qu’elle s’apprêtait à faire soit plus cohérent encore. « Je t’ai pas laissé à l’intérieur, t’es pas un chien en laisse. Je voulais partir le plus vite possible pour que tu ne croises pas des gens trop curieux, et que tu ne sois embarrassé plus encore d’être vu en ma compagnie. Pour une fois que j’étais pas trop égoïste on me le reproche. T’en as marre ? Très bien. Je suis désolée de t’avoir importuné à ce point, ça ne se reproduira plus. Arrête la voiture et laisse-moi descendre. » Froide, impériale. Il ne voulait plus avoir à ‘marcher sur des œufs’ ? Bah il marcherait plus tout court. Ils sont au Diamond Gate. Elle n’a pas envie d’être seule ce soir. Qui est-ce qui habite dans ce putain de quartier ? Quelques secondes, avant qu’un nom improbable lui vienne à l’esprit. Hélios dort encore avec sa peluche de la belle et la bête, elle en est putain de sûre. Elle savait pas vraiment pourquoi elle pensait à lui, là maintenant. Peut-être parce que c’était le seul abruti de cette ville qui n’avait pas encore été dépossédé de sa joie de vivre. Avec lui, pas de cris, pas de disputes, pas d’embrouilles. Pas de catfight comme avec Elly. Pas de mauvaise foi comme avec Callahan. Pas de prises de tête comme avec Lyana. Elle sortit son téléphone pour lui envoyer un message. Cal voulait une vie normale ? Qu'il se tape sa Isla, normal n'était pas Liesel. D'ailleurs maintenant qu'elle y pensait leur prénom était vachement similaires. S’il arrêtait pas la bagnole, juré qu’elle ouvrait la porte et se jetait dehors. De toute façon elle aimait pas cette robe.
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MessageSujet: Re: funny dinner (calies)   Sam 17 Sep - 1:50

funny diner

Ces temps-ci, j'ai trop souvent l'impression que Lies fait exprès de me faire sortir de mes gonds.  J'ai l'impression qu'on joue à un jeu malsain qui nous détruit tour à tour, sans merci, sans excuses.  Je fini par péter un câble, ce genre de crise que l'on pique quand on en a trop.  Quand on en a marre.  Quand on se retient trop longtemps.  C'est exactement ce qui se produit.  Je la ferme, je la laisse m'envoyer bouler comme si de rien était, mais à un moment, j'en ai marre de me faire envoyer bouler comme si j'étais pire qu'une merde à ses yeux.  Je fini par monter dans la voiture et démarrer pour aller le plus loin possible.  Loin de ces beaux quartiers, loin de ces étiquettes, loin de ces faux-culs que je n'arrive plus à encadrer.

« Je t’ai pas laissé à l’intérieur, t’es pas un chien en laisse.  Je me retourne aussitôt et la dévisage.  Putain, on avait un rencard et elle a foutu le camp.  Je voulais partir le plus vite possible pour que tu ne croises pas des gens trop curieux, et que tu ne sois embarrassé plus encore d’être vu en ma compagnie.  Je ne peux me retenir de rire en replantant mon regard vers la route.  Elle se cale, elle gâche tout.  Pour une fois que j’étais pas trop égoïste on me le reproche. T’en as marre ? Très bien. Je suis désolée de t’avoir importuné à ce point, ça ne se reproduira plus. Arrête la voiture et laisse-moi descendre. »  J'appuie aussitôt sur les freins, nous forçant à arrêter de façon plus brusque que j'aurais voulu et je me tourne vers elle.  Je ne débarre pas les portes, je les laisse ainsi, assez longtemps pour qu'elle comprenne que je veux qu'elle me regarde.

« Qu'est-ce que t'attends de moi Lies? »  Je pourrais rester planté comme ça durant des heures à attendre sa réponse, à attendre qu'elle finisse par dire quelque chose qui ne soit pas méchant ou bourré de sous-entendus.  « Si tu veux partir, vas-t-en.  Ce sera pas la première fois que tu me laisseras en plan.  Tu dois avoir l'habitude de laisser les gens qui t'aiment derrière toi, non? »  Méchant, regard noir, dents serrés.  Je continue de la regarder dans les yeux, un mince sourire méchant aux lèvres.  Si elle veut me défier, ça marche à deux.  « J'accepterai pas tes gamineries plus longtemps Lies.  T'épuises ma patience et si tu pars, cette fois-ci, tu ne reviens pas.  Si tu décides de partir, ne revient pas te cacher derrière ma boîte aux lettres.  Sinon, tu peux rester et tu peux arrêter d'agir en p'tite garce de Queen au cul bourré de pognons et d'étiquettes.  T'en as pas marre de porter ton masque de merde? »  Je fini par m'appuyer contre le banc et fixe l'horizon.  La vue serait magnifique si l'ambiance ne serait pas pathétique.  Je débarrerais bien les portes, mais pour une fois, j'ai le contrôle.

Elle ne partira pas tant qu'elle n'arrêtera pas.  Elle ne partira pas tant qu'elle continuera à porter ce faux masque parce que la Liesel qui est assise à côté de moi dans une robe qu'elle n'aurait jamais portée, ce n'est pas la Liesel que je connais depuis toujours.  Je suis tellement fâché que la chaleur monte et je décide d'enlever ma chemise puis de la balancer sur la banc arrière.  Parle Lies et arrête de jouer.  Sinon c'est échec et mat... mais c'est toi qui va perdre la partie.

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funny dinner (calies)
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