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 « we're broken people. » (jude)

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«i don't pay attention to the world ending,
it had ended for me
many times
and began again in the morning.. »

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Je suis : un joueur qui a envie de jouer
Ainsi que : débutant(e)

MessageSujet: « we're broken people. » (jude)   Dim 4 Sep - 17:11



« we're broken people. »

" somewhere back in time, i left a part of me. i wanna see if you can try to bring it back to me ”

La nuit noire t'englobe de son voile perfide, te dévore part à part, tandis que ton corps devient peu à peu ombre lui-même, fantôme des ténèbres. Toute lumière semble bannie d'entre ces rues obscures, comme si jamais, elle n'avait existé.
Et, a t-elle réellement existé ?
N'est-elle pas qu'illusion brodée d'éclats fourbes, se découpant dans la pénombre de ce monde, et de tout les autres, ceux qui jonchent vos pensées détonantes, coeurs affamés, vies abondantes. Ferme tes yeux, Eden, et tu ne verras plus que la vérité, vérité universelle,
nous ne sommes que ténèbres.
De cette révélation nié par tous, tu aurais presque envie d'en pleurer, d'en hurler, d'en crever. L'espoir fut toujours une partie de toi, allumant les cavités obscures et profondes de ton être, labyrinthe incarné. Pourtant, il n'est que mirage, tout l'est. Parfois, tu t'imagines que tout ça, toute cette douleur qui souille les coeurs, envenime les sols et s'enracine en vous, en nous, n'est qu'un doux rêve duquel tu vas t'éveiller, et réaliser que rien de tout ça n'était vrai.
Pourtant, tout est fatalement véritable.
Et tu as beau fermer les yeux de toutes tes forces, à en pleurer, te pincer la chair, à en saigner, rien ne change. Tout est constamment similaire à la seconde précédente, tout n'est qu'un cycle sans fin de douleur carmin, litanie d'affliction intemporelle, es-ce cela l'enfer ? Ne ressens-tu pas en cet instant même l'ondulation des flammes venant lécher ta peau pâle, et s'abreuver de ton âme ? Pourtant, tu crames vivante. Tu le ressens au fond de toi, comme une brûlure lointaine, une gêne. Mais, tu as bien trop peur d'ouvrir les yeux et d'entrevoir cette danse suprême du feu consumant ton corps, et tout ce que tu incarnes.
Alors, tu vagabondes entre ces ruelles noires, dans lesquels gisent les damnés, les déchus, ceux dont le monde ne veut pas, tout les rejetés d'une société représentant le diable incarné. Nous sommes tous dirigés par Satan, pantins de bois fidèles à ses obscurs désirs, qui oserait le contredire ? Tout ceux qui se sont dressés face à lui, ne sont que d'amers parasites perdus à la frontière du monde, reclus dans un coin des villes, misérables vermines salissant le macadam des rues. Tu te trouves dans un de ces lieux maudits, tu appartiens à ce lieu profané, tu ne fais qu'un avec lui. Les frissons parcourent ton corps, à la manière de décharges successives paralysant ton corps errant.
T'en as envie, putain.
A la recherche de ta came, ton or, un désir si ardent qu'il te bouffe intérieurement, à coups de dents acérés, tu ne peux pas y résister. Tu rêves d'y succomber, de t'effondrer dans cette représentation inconsciente du paradis, de t'y vautrer, de t'y noyer, de ne jamais en revenir. Leurre de toute une vie, tu n'y crois pas, mais tu y plonges pourtant,
à chaque fois,
encore,
toujours,
face la première,
visage brisé.
Tu murmures entre tes dents, "aidez moi", mais qui viendrait te sauver ? Tout le monde a besoin de l'être.
T'es paumé, Eden. Tu ne peux pas survivre dans cette solitude accablante qui t'oppresse. Ta raison te hurle de revenir à la réalité, mais quel réalité, et pourquoi y retourner ? Tu te complais, dans cette sphère d'auto-destruction qui te broie, t'achève, à petit feu, doucereusement, en un rire presque infernal. Dans ton esprit, se trouve mille et uns sons, des écorchements à la surface de ta peau, des voix grinçantes, des hurlements stridents, des éclairs n'en finissant pas de tomber, toujours au même endroit, en plein sur toi. Tu ne peux pas les éviter.
Et ça cogne, et ça saigne, et ça sent la fin du règne.
Aussi bien dans ta tête, qu'entre ces ruelles perfides. Tu entends dans le lointain, des coups de poings qui volent, fendent l'air, l'odeur du sang naissant sur le visage du condamné, ressens le désespoir de la victime qui vibre jusqu'à toi, t'envahit, sa peur est là, volant entre les airs souillés. Craquements des os qui se brisent, chair qui saigne, douleur fatale. T'en as mal pour cet ange tombé du ciel, tombé au mauvais endroit, au mauvais moment. Dans un coin de ta tête, tu te murmures, je peux le sauver. Echo à tes propres supplications inavouées, tu projettes tes désirs sur le pauvre gamin, aussi perdu que toi. Tu te glisses tel une ombre, suivant l'odeur du sang, le martèlement des coups, les gémissements s'échappant d'au-delà des murs et tu parviens sur les lieux du drame.
Tragédie incarnée,
le soleil explose,
la lune crépite,
tu le vois, lui, cadavre vivant.
Tu ne peux pas l'abandonner, pas encore une fois, pas cette fois. D'une seule pensée, tu t'avances vers le bourreau, ton coeur battant si vite qu'il semble prêt à s'extirper de ta poitrine pour s'envoler très haut, entre les galaxies. Tu t'interposes, apeurée, mais décidée. Poupée de cire au coeur fragile, tentant d'envoûter un démon au coeur perfide. Tu n'as pas peur de souffrir, à quoi rime la douleur physique ? Elle n'est que reflet de celle qui hante esprit et âme. Elle n'est rien, elle en paraît presque moindre, rien ne pourrait l'égaler.
Tu es prête à le sauver, à défaut de pouvoir te sauver toi-même, tu en as besoin, rédemption sacrée, tu aurais presque envie de lui hurler, à cet ange de la mort se dressant face à toi,
frappe-moi,
cogne-moi
tue-moi.
 
Tu veux te sentir vivre, et plus que tout, tu veux le laisser vivre.
Tu as sombrée dans la folie, mais n'y a t-il pas de folie plus pure, plus belle, que celle d'épargner un innocent dans la dure loi de l'existence ?  
 ▬ Jude & Eden


© TITANIA

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.
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MessageSujet: Re: « we're broken people. » (jude)   Jeu 15 Sep - 11:37



« we're broken people. »

" somewhere back in time, i left a part of me. i wanna see if you can try to bring it back to me ”

Rouillé, ferreux, toujours le même goût âpre sur le bout de la langue et lave rougeoyante cristallisant à même ta peau. Judas, trahison creuse et maladive, Lucifer était un ange lui aussi au commencement. Prison, cage dorée aux barreaux marbres et espoirs envolés. Ça sent la mort et la drogue, la pisse et l’alcool, les maux des adultes et des enfants dans un seul endroit, zone morte. La peau caressant presque la tienne, c’est pourtant avec violence que tout ça se passe, paraît que tu veux seulement te sentir vivant, pour une fois, pour un moment, pour quelques secondes. L’image de ton frère qui s’ouvre dans ton esprit. Il paraît que t’es comme lui, sauf qu’Isaïah ne ressent rien, tu ne sais même pas s’il est capable d’un amour certain, tu ne sais même pas si tes sœurs t’aiment. Seul, dans un coin, un pinceau, des couleurs, aquarelles sur un mur trop blanc, regard horrifié de maman quand elle te pousse de là, mille couleurs pâles, mille idées et endroit à mettre sur le blanc.
Puis, plus rien.

La chambre, les galas, les faux sourires, les rencontres, la jeunesse qui attire, chair fraîche non consommée depuis trop longtemps. Et c’est le goût amer dans la bouche et la douleur dans tout le corps, les bleus, les larmes, personne ne voit, personne ne dit rien, gamin débraillé enfermer dans son mutisme. Transparent, gamin qu’on ne regarde même pas, à quoi ça sert de toute façon ? Le dernier, l’oublier, celui qui n’était pas censé être là, enfant prodige usé et abusé. Ferme ta gueule et laisses-toi faire, le sang qui coule, brille sur l’asphalte comme de la peinture fraîche.
Fragile poupin, orphelin de mots. Argent demandeur dans les poches, sourire canaille et yeux trop bleus. Celui différent, indolent, irréfléchi.
Douleur qui bouffe le ventre, souvenirs qui donnent envie de vomir, devenu trop vieux pour subir ces sévices, trop vieux à présent pour être dévoré tout entier par les démons aux yeux pleins de billets. Pénitence que tu fais dans ce quartier, les aiguilles qui jonchent le sol accompagné par des garrots de fortunes. Prise de conscience violente et aggravante quand un corps se déplace.
Fragile Éden qui s’interpose, l’autre qui s’enfuit, rire élégant entre deux mondes. Et toi, gamin des rues, qui te casse sans dire un mot, qui fracasse ta carcasse contre des murs et t’enferme à l’aide de barreaux. La rage aux lèvres s’accordant avec le sang qui s’écoule de ta lèvre déchiqueter, tu la repousses avec violence au sol, tu ne la regarde même pas, démon à tes yeux.
« Qu’est-ce que tu crois être en train de faire ?! » Rage d’un monde ancien balayé par le mutisme de ta sœur, tu craches au sol le sang ayant coulé entre tes lèvres, essuie le liquide avec ton bras albâtre.
« Pourquoi t’es là Eden ? Quand j’ai besoin de toi tu fais rien et tu restes là sans bouger et quand je veux me sentir vivant tu débarques et tu gâches tout ! T’es heureuse ? Putain. » Mouvement rageur, les sourcils froncés et la moue colérique, le même air que l’autre, le plus grand, apprendre des meilleurs c’est ce que ton père a avancé, tu’es que ce gosse, jouet entre des mains fragiles. ▬ Jude & Eden


© TITANIA
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