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 endless • JAMES

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MessageSujet: endless • JAMES   Sam 10 Sep - 19:10

please, let me go or kill me
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“La haine vient de la ressemblance.” ▬ Jacques Attali

 

« Sal', ça va aller ? » La voix de Nick est lointaine. Je soupire et me redresse. Je suis couvert de sueur, allongé dans de l'herbe rase et sèche. Elle me pique le dos, et je réalise que je suis torse nu. Et que la nuit tombe vite. Merde, je me rappelle de l'effort, de la douleur ... « Il s'est passé quoi ? » « Merde, je savais que t'allais choper un truc pas cool. Ils t'ont fait courir, toute la journée. Si tu t'arrêtais, tu ratais le défi. Tu devais passer d'un point à un autre. Et toi, petit con, t'as fait ce que t'as pu. Et dès que le défi a été validé, tu t'es à moitié évanoui. » Je ne sentais plus mon corps ; j'étais perclus de douleurs vives, et pourtant, j'avais du mal à ne serait-ce que remuer. Et pourtant en entendant que j'avais remporté le défi, je me sentais fier. Même si la seule chose dont je pouvais tirer ma victoire, c'était de ma bêtise crasse. Je sentais déjà mes muscles revenir douloureusement à la vie, et je dus me tenir à Nick pour rester debout. Chacune de mes cellules semblait me hurler combien ma décision avait été peu judicieuse. Ma sueur se révéla de plus en plus froide, et je frissonnais. « Mets-ça. J'appelle un taxi. Tu veux que je te raccompagne chez toi ? » « Non. » J'avais murmuré ce mot avec toute la certitude que je pouvais - je refusais de laisser entrer quiconque chez moi. Même Elijah n'y était jamais venu. Je pensais à cette maison que je louais comme mon havre de paix. Nul père exigeant capable de me faire perdre mes moyens, pas de petite amie ou de colocataire. Personne, et cet îlot sur lequel je pouvais compter ne devais que contenir ma propre présence ; les autres étaient des intrus, quand j'étais roulé en boule dans mon canapé. Et c'était exactement ce dont j'avais envie : m'allonger, voire me recroqueviller sur moi-même, et me reposer pendant trois jours. Je reniflais, et je me fis la réflexion qu'une douche ne serait pas du luxe, mais mon bas du dos était comme des lames chauffées à blanc dans ma chair. Je laissai Nick me guider jusqu'au taxi, après qu'il m'ait fait enfiler sa veste. Son odeur, familière, me semblait pourtant trop tenace dans mes narines, attachée à son vêtement, et j'aurai voulu le retirer, mais je n'avais plus aucune force.

« Monsieur. Faut vous réveiller. C'est bien là ?» « Oui » je grommelle sans même vérifier, uniquement pour qu'il me fiche la paix. Je me suis endormi, mais en me réveillant, mon épuisement me pèse trois fois plus lourd sur mes épaules. Ma fragilité m'est renvoyé en pleine figure, et je me redresse en serrant les dents. C'est bien ma maison. Je soupire et fait mine de chercher mon portefeuille, mais le chauffeur a déjà été payé. J'en dois une à Nick. Je sors en titubant, comme si j'étais ivre, et avance à pas d'escargot vers mon hall d'entrée. Il me faut trois essais pour que la clé glisse et je rentre à moitié à genoux, j'ai juste à me glisser vers la gauche et à me laisser tomber dans le canapé. Le cuir grince, et semble m'absorber comme si un animal m'avalait. Je ferme les yeux, en chassant la douleur qui crie, qui perce mes membres, et mes jambes lourdes semblent flotter en l'air. Je valsais entre endormissement et éveils douloureux ; peut-être était-ce plutôt de mini-comas, qui sait ? Peut-être pas, peut-être que j'exagérais ma situation, mais la journée avait été si longue. J'avais du courir partout, de bar en établissement, en ville, selon des points précis, sans jamais cesser de courir à une certaine vitesse.

Je manquais de tomber sur la moquette en glissant, et me rattrapais sur mes mains. M'asseyant sur mes céans, je sentis mes muscles s'offusquer de la soudaine tension. Mais quelque chose n'allait pas - hormis ma santé mentale à revoir au vu de mes décisions. Je tournais la tête, la nuque raide, et je sentis soudain la soif me tenailler. Je me redressais tel un vieillard, et allais chercher une bouteille en rêvant d'un bain chaud, tout en sachant que je n'aurai pas le courage de m'en faire couler un. Je décollais de mon torse nu la veste de Nick et la posais sur une chaise, et tentais en vain de m'étirer. « Allez, au lit et ...» Un bruit me fit sursauter. Mais ce n'était qu'une voiture dans la rue. Allons, étais-je devenu froussard en même temps qu'épuisé ? J'étais juste ridicule. J'étais perclus de courbature, mais ça n'allait pas me tuer. J'en étais là de mes réflexions, massant mes épaules quand je réalisais qu'il y avait effectivement du bruit dehors. Un voisin qui s'inquiétait de mon retour ? Mon père, qui avait le chic pour débarquer quand il ne fallait pas ? Personne n'avait toqué, si je faisais le mort, personne ne viendrait me déranger.
Jamais je n'avais eu aussi tord.




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MessageSujet: Re: endless • JAMES   Sam 10 Sep - 20:27

Journée longue, ou au contraire trop courte. Trop d’occupations ou simplement pas assez. Pas assez qui t’intéressent en tout cas. Entre deux papiers, entre deux rendez-vous, tu le regardes, les yeux pétillants d’une lueur mauvaise. Tu le regardes courir, tu le regardes se démener alors que la distance de sa course n’a de cesse de s’allonger. Ils le poussent à bout et toi tu jubiles. Tu finis par ajouter un point ou deux, entre deux coups de téléphone, entre deux sourires forcés. Tu veux le pousser à bout, le faire repousser les limites. Tu te délectes du spectacle, car tu veux voir ce qu’il a dans le ventre. Il a su, sans que tu puisses l’expliquer, te fasciner. D’une manière parfaitement malsaine voir perverse, mais te fasciner tout de même. Tu en deviens presque possessif, ne pouvant manquer aucun défi, aucune performance. Tu veux être là, assister à tout et ajouter un peu de piment lorsque tu juges cela nécessaire. Finalement, il valide le défi, non sans peine, non sans efforts et tu es forcé de reconnaître une fois de plus qu’il est digne de ton intérêt. S’il n’avait aucune force de caractère, aucune volonté, tu te serais bien vite lasser. Tu as besoin d’être tenu en haleine. Tu as besoin de ce petit piquant qui va faire ou non que tu sois prêt à accorder un peu de crédit à un interlocuteur. Oui car en temps normal, tu n’en as rien à foutre. Les gens ne sont que des pions, que tu déplaces à ta guise. Tu peux te montrer impertinent, vulgaire ou carrément mal élevé, pour ton plus grand plaisir. Bien sur tu sais conserver une certaine apparence pour tes affaires légales, mais pour ce qui est du reste, tu es un des plus grands connards qui soient.

Tu fermes ton ordinateur d’un geste un peu brusque, avant de te pencher en arrière sur ton fauteuil de cuir et de t’étirer bruyamment. Tu as besoin d’un verre. Mais surtout d’une nouvelle distraction. C’est alors que l’idée te vient, comme une illumination. Dicté par ta créativité plus ou moins malsaine. Tu souris en coin. Un sourire mauvais. Un sourire satisfait. Puis tu te lève et reboutonne ton blazer clair. Sortant de ton large bureau, dont la vue panoramique sur la ville pourrait subjuguer n’importe qui, mais dont tu as trop pris l’habitude, tu claques des doigts pour signifier à ton chien de garde de te suivre. Un de tes molosses, hommes de mains pour le Cartel la nuit, garde du corps le jour. Pas que tu en es réellement besoin, tu sais parfaitement te défendre, mais l’intimidation est une arme que tu adores particulièrement. Tu sors tes lunettes de soleil, que tu viens immédiatement caler sur ton nez, avant d’appuyer sur le bouton de l’ascenseur menant jusqu’au parking souterrain de ton immeuble d’entreprise. Tu commences à chantonner, un air qui te reste dans la tête depuis plusieurs jours. Paraît-il qu’il s’agit d’une chanson de Beyoncé, mais ce qui est sur, c’est que tu es rudement de bonne humeur, d’un coup. Jubilant d’avance de l’effet que tu vas faire au jeune Rogers.

Prenant le volant de ton coupé sport hors de prix, noir pour être plus discret, même si le trident qui fait office de logo sur le capot ne soit pas des plus communs. Ton molosse s’assoit sur le siège passager sans rien dire, toujours trop silencieux celui là, et tu fais vrombir le moteur. Une envie irrépressible de vitesse et de conduite dangereuse. L’adrénaline, toujours l’adrénaline, régissant ta vie. Tu mets un peu de musique, un bon morceau de rock, du AC/DC qui sera parfait pour ta petite escapade. Poussant le volume presque à son maximum, tu commences à bouger un peu, à te déhancher, accordant un regard et un large sourire à ton garde du corps qui grimace et ne semble pas spécialement apprécier le moment. Puis tu démarres. Trop vite, trop violemment. Ta conduite est particulièrement dangereuse, mais toi, tu t’en amuses. Ton argent et ton statut achète tout. Toutes les contraventions, toutes les gardes à vues, tout les procès que tu évites toujours grâce à quelques avocats surpayés. Mais tes contrats avec le gouvernement aidant, tu es comme un roi ici, qui règne sur son propre royaume de déboires et d’excès. Tu grilles un feu rouge, ou peut être deux. Tu slalomes avec les voitures tandis que ton homme de main s’accroche tant bien que mal, déglutissant difficilement. Mais toi, tu ris. Un rire un peu fou. « Vous allez nous tuer patron ! » Fini t-il par lâcher tandis que tu ris de plus belle en dépassant une voiture alors qu’un camion arrive en face. Tu te ranges, lui faisant une queue de poisson, avant d’accélérer de nouveau. « Allons bon ! Un grand gaillard tel que toi as peur d’un peu de conduite ? » Dis-tu un large sourire sur le visage.

Quelques virages et tentatives de suicide plus tard, tu te gares finalement devant chez Salem. Une petite maison tranquille, cossue. Trop tranquille, trop calme. Tu sors de la voiture, d’un geste brusque, laissant les clés sur le contact bien qu’ayant coupé le moteur. Tu laisses également ta porte ouverte, tu sais que ton molosse va s’occuper de tout ça pour toi. Remontant l’allée en direction de l’entrée, tu déboutonnes l’unique bouton de ton blazer, affichant une attitude plus à l’aise qui te correspond davantage. Allant de pair avec ta chemise dont le dernier bouton est défait et la cravate absente. Un homme d’affaires oui, mais pas trop sérieux. Juste lorsqu’il le faut. Tu pourrais toquer, tu pourrais être poli, mais où serait le fun là-dedans ? Alors tu rentres, simplement, d’un pas décider, sans aucune gêne. Tu pousses la porte derrière toi, ton molosse attendra dehors, il a l’habitude, puis tu te mets en quête de ta victime du soir. « Bébé Rogers ? Salem ? » Demandes-tu, d’une voix presque trop aiguë et trop agaçante. Tu retires tes lunettes de soleil de luxe que tu balances sur une table, d’un geste désinvolte, avant d’avancer davantage dans la maison, poing sur les hanches, le cherchant du regard. Finalement tu l’aperçois, dans la cuisine, l’air ahuri de te voir là. Cette même surprise qui dessine un sourire satisfait sur ton visage. Tu t’approches, pénétrant dans la pièce. « Quoi de l’eau ? Sérieusement ?! » Dis-tu en levant les yeux au ciel en venant fouiller dans les placards. « On va fêter ton exploit du jour dignement mon ptit gars ! » Lâches-tu, déjà la tête dans les placards, en quête d’une bonne bouteille de whisky, vodka ou n’importe quel alcool trop fort et trop violent.
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MessageSujet: Re: endless • JAMES   Sam 10 Sep - 21:07

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Je n'ai jamais rêvé d'une vie de riche. L'argent, c'était toujours pour les autres, quand j'étais petit. J'avais des vêtement rapiécés, des lunettes cassées, une dégaine de zombie. Mais j'étais content, quand c'était ma mère qui me préparait amoureusement mes goûters, ou quand mon père, qui n'était pas encore devenu le total connard d'aujourd'hui, venait me chercher après son boulot. Nous n'avions pas d'argent, mais à quoi cela nous aurait-il avancé ? Nous avions déjà ce que nous désirions. Mes désirs étaient pleinement complets, un toit, ma nourriture et l'affection dont j'avais besoin. Et puis, papa Rogers s'était mis à jouer. Il l'avait caché pendant des années à sa femme - lui épargnant le reste d'une vie triste et sombre. La mort de mme Rogers n'avait rien arrangé, et Salem s'était vu battu parfois par ses camarades dont les pères avaient prêté de l'argent au sien. Il s'était mis à haïr son paternel, qui ne faisait rien de ses journées hormis dilapider ce qui leur restait comme fonds monétaires. Il avait quatorze ans quand il avait commencé à travailler pour aider. Trop grand, trop maigre, mentant pour faire plus âgé. Il avait réussi à garder de côté un peu pour ses études. Pour ses rêves, afin qu'ils soient ses derniers retranchements. Il ne voulait pas renoncer à eux. Non, je n'avais pas renoncé à devenir ethologue - les animaux m'avaient toujours intrigués. Je m'occupais des chats du quartier étant jeune, et encore maintenant, la moindre bête blessée se retrouvait sous mes soins. Mais question argent, je n'avais pas changé - toujours à éponger les dettes de mon père, qui grandissaient tel un monstre dévorant tout sur son passage. Ces dettes avaient un visage - et il se tenait là, devant moi.

J'avais reconnu sa voix, et le claquement de la porte derrière lui m'avait donné la nausée. Il entrait chez moi comme dans un moulin - comme si il était chez lui. Conquérant, impérieux, son visage avenant tiraillé par ses mines satisfaites. Il me faisait penser à mes félins adorés, dans leurs plus grands défauts. Je le haïssais si fort que j'en avais mal au coeur - ou ça avait peut-être plutôt à voir avec ma course d'aujourd'hui. Ma bouteille se pressa entre mes doigts, et je sentis l'eau ruisseler sur ma main alors que le plastique fendu déversait son contenu incolore. Je refusais de me mettre en colère, mais la frustration montait en moi. Le voir toucher mes placards, sentir sa présence me fit sortir de mes gonds. J'avais trop couru aujourd'hui, et mon épuisement physique avait fêlé mon mental. « Tu n'as rien à faire ici ! Sors de chez moi ! » J'avais essayé de tonner, tel un dieu, parce que j'étais chez moi. Mais même à moi, je me faisais l'effet d'un petit garçon. Je contins une grimace, et réalisais que j'étais torse nu.

Je me déplaçais dans le salon - autant pour attraper un tee-shirt sale à la volée que pour ne plus l'avoir sous mes yeux - et me forçais au calme. Mais je me sentais comme souillé par lui - habituellement, nous faisions des arrangements pour que je lui donne l'argent. Un frisson me parcourut, qui me donna lui aussi la nausée : était-il venu pour un paiement ? Mais je n'avais pas encore tout rassemblé ! Je me précipitais vers la cuisine, en essayant de ne pas avoir l'air paniqué. « Tu ne trouveras pas d'alcool chez moi. Je ne bois pas. » Il y avait une certaine satisfaction puérile dans mes mots, comme si je tirais une jouissance perverse à ne pas lui donner satisfaction dans ses travers. « Tu m'as vu courir.» Ce n'était pas une question. Je songeais qu'il avait pu y participer - cela ne m'aurait pas étonné. Il avait même sûrement mis du sien pour qu'il rate. Le voir échouer devait l'amuser. Un nouvel élan de fierté fit gonfler mon torse à l'idée d'avoir vaincu ce défi ardu. Je croisais les bras sur mon tee-shirt bleu nouvellement vêtu, et dressant mon menton vers lui, j'eus un sourire railleur. « Tu ne vas pas me faire croire que je t'intéresse ? Monsieur le voyeur désire t-il que je gagne ou que je perde ? Je suis certain que tu aimes me voir rouler dans le poussière de mes échecs, mais qui dit victoire dit gain, et ça signifie remboursement des dettes. » Je n'étais pas du genre à cacher quoi que ce soit - il devait comprendre que si il était là pour l'argent, il ferait mieux de m'en parler. Je me sentis soudain extrêmement exténué, et je retournais dans le salon. J'avais envie de rester à côté de lui pour surveiller ses gestes : qu'il fouille ainsi dans ma vie, dans ma maison, me gênait au plus haut point, comme si il m'inspectait aux rayons X. « Arrêtes de fouiller, s'il te plaît. » Ma voix était traînante. J'inspirais longuement, pour essayer de démêler mon esprit embrumé. Mes jambes me faisaient mal, et je devinais que si j'essayais de me lever de nouveau de mon canapé, elles refuseraient de me porter ; je les levais, les pliais et mis mon menton sur mes genoux, comme un petit garçon apeuré. J'avais des millions de pensée à la seconde, des ripostes à lui jeter à la figure, de bonnes vannes acérées, mais c'était comme au ralenti dans ma tête, et j'avais juste la bouche sèche. Je ne pouvais cependant pas m'endormir pendant qu'il était là, et de toute façon, une petite voix me susurrait que je laissais le loup dans la bergerie. Mais qu'est-ce qu'il venait faire ici ? Fêter ma victoire ? Mes fesses.

Il est comme le lion sur son territoire ; puissant, élégant, terriblement destructeur si il le souhaite, et surtout sûr de lui, de son droit à tout toucher. Je n'avais pas cru ça possible, mais ma rage contre lui monta d'un cran, m'éveillant un peu. Il osait pénétrer chez moi. Quel toupet.




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MessageSujet: Re: endless • JAMES   Lun 12 Sep - 17:24

Il commence à s’énerver, à s’ébranler. Tu sens la colère dans ses mots, sur son visage, malgré la fatigue, malgré l’épuisement. Mais cela ne t’arrête pas. Rien ne t’arrête lorsque tu es lancé de la sorte, qui plus est à la recherche d’alcool. Alors tu ne réponds pas, continuant d’ouvrir les placards, tandis qu’il t’ordonne de sortir de chez lui « Chuuuttt » Finis-tu par dire, amusé plus qu’autre chose. Rien ne t’ébranle, rien ne te perturbe, rien ne te fait peur. C’est peut-être aussi cela qui est particulièrement effrayant voir intimidant chez toi. Tu es aussi imprévisible que taré. Tu ris des menaces et de la colère. Tu élimines les gêneur d’un claquement de doigt. Peut être trop téméraire, trop sur de toi, mais à raison. Tu as l’impression que Salem n’est qu’un petit garçon qui proteste. Du moins, c’est l’effet que cela te fait. Une petite colère, un petit caprice mais ici, tu es chez toi. Parce que tu l’as décidé, quoi qu’il en pense, quoi qu’il en dise. Tu t’imposes à l’occasion. Tu entres comme dans un moulin parce que tu juges que tu n’as rien à craindre de lui. C’est plutôt le contraire qui s’applique ici. Mais quand bien même, il t’amuse trop pour que tu oses t’en débarrasser. Lui donner une petite correction s’il va trop loin pourquoi pas. Rien que cette seule pensée te fait sourire. La perspective de lui mettre la fessée te plait bien plus qu’elle ne devrait. Il quitte la pièce mais toi, tu continu de fouiller, passant au placard du bar dans une quête désespéré d’une boisson trop forte, histoire de bruler un peu ta gorge et d’apaiser ton esprit. L’alcoolisme. Malgré ton opération, malgré les conseils de tes médecins, malgré tout ça, tu continu. Incapable de t’arrêter, incapable de te modérer. Parce que tu n’en a pas envie. Tu n’es pas du genre à prendre soin de ta santé. Tu prétextes que tu n’as qu’une vie et qu’elle est faite d’excès et de sensations. D’expériences comme de plaisir. Finissant par revenir vers toi, il te balance que tu ne trouveras rien parce qu’il ne boit pas. Tu fermes le placard que tu viens d’ouvrir, avant de te relever, faisant la moue. « Quelle déception ! » Lâches-tu en penchant la tête en arrière de dépit. Tu tournes la tête vers lui « Tu es beaucoup trop sérieux ! » Renchéris tu avec le même dépit, et l’air presque agacé, désespéré. Tu hausses les épaules avant de sortir une flasque de whisky de la poche intérieure de ton blazer et de la débouchonner pour en prendre une gorgée. « Heureusement que je suis venu équipé » Dis-tu en désignant d’un signe de tête ta flasque avant de t’approcher de lui, avec ton haleine de whisky.

« Je ne pouvais pas rater ça » Lâches-tu avec un air satisfait, une lueur malsaine dans le regard, tandis que tu lui réponds, le visage près du sien. Probablement trop près. Il croise les bras et arbore un air plus hautain, plus arrogant, plus sur de lui et ça de suite, ça te plaît. Tu préfères le voir impertinent et joueur. C’est bien plus drôle. C’est là que cela devient intéressant pour toi. Un sourire étire tes lèvres tandis qu’il s’adresse à toi de nouveau et que tu ranges ta flasque dans la poche de ton blazer. « Que veux-tu, j’admire ta ténacité, tu m’amuses petit » Lâches-tu avant de venir ébouriffer ses cheveux, comme s’il n’était qu’un gamin face à toi, le soit disant adulte responsable. Adulte peut être. Responsable ? Surement pas. Tout sauf responsable. Tu es plutôt un grand adolescent au compte en banque indécent. Cependant, lorsqu’il parle de remboursement de dettes, tu fronces les sourcils. Il ne peut pas t’échapper, pas si vite. Oh ça non, tu comptes le garder près de toi encore un moment le jeune Rogers. « Mais non mais non ! Ne parlons pas dettes tout de suite, nous avons le temps pour ça » Lâches-tu en lui accordant un sourire en coin, venant caler tes mains sur tes hanches. « Bon sinon » Renchéris-tu, en balayant du regard la cuisine. « J’ai la dalle moi » Balances-tu, en retournant fouiller, comme si tu étais chez toi. Comme si ton comportement était normal. Tu sais qu’il va encore râler, tu sais qu’il va encore protester, mais qu’importe. Tu rouvres des placards, à la recherche d’un truc convainquant. Salem retourne dans le salon, mais tu n’y fais pas plus que ça attention, focalisé sur l’ouverture du frigo et ton regard qui détaille son contenu. Tu hésites un peu et fini par récupérer une part de pizza qui traîne. Parfait. Il y avait bien des fruits, mais tu ne fais pas dans la diététique. T’as plus la sensation que ces machins peuvent t’empoisonner plutôt que te sauver la vie. Heureusement pour toi, tu es un grand sportif. Il faut dire que tu débordes d’énergie, hyperactif, probablement à cause de ta partielle folie. Mais de ce fait, tu n’es pas encore devenu obèse malgré toute la malbouffe que tu oses ingurgiter.

Part de pizza en main, tu regagnes le salon après qu’il t’es demandé, las, de ne plus fouiller. Tenant ta pizza d’une main, tu t’approches de lui et viens saisir une de ses joues de ta main libre, que tu malmènes comme ont l’habitude de le faire les grands-mères « Moooh le petit n’aime pas que je fouille » Tu ne peux t’empêcher de rire, avant de t’approcher encore de son visage et de déposer un baiser beaucoup trop violent et appuyé sur sa joue. Un baiser sonore et ridicule, qui t’amuse particulièrement. « Mouah ! » Un sourire satisfait irradie ton visage, tandis que tu te recules pour venir t’asseoir à côté de lui, reprenant ton repas improvisé. Tu attrapes la télécommande avant d’allumer la tv qui se trouve en face de vous. Tu viens croiser tes pieds sur la table basse avant de zapper, bien trop vite, entre les chaînes de télévision. T’es chez toi ici. Le roi, malgré tout ce qu’il pourra dire. Il n’a pas le choix. Lorsque tu décides de t’imposer dans la vie de quelqu’un, tu ne le fais pas avec parcimonie.
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MessageSujet: Re: endless • JAMES   Lun 12 Sep - 18:37

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Le voir et le sentir aussi proche avait quelque chose d'irréel. Comme si ce n'était qu'un rêve - ou plutôt un cauchemar, dans lequel ce parasite infectait son être. Je me sentais faible, et il n'arrangeait rien à l'affaire : ma fatigue physique s'augmentait à le voir tourner et bouger, comme lorsqu'une ivresse fait scintiller des miroitements douloureux devant vos yeux. J'eus envie, violemment, de le pousser, de le traîner dehors, mais j'étais lucide, dans mon épuisement, assez pour réaliser que je n'aurai aucune chance. Malgré moi, j'observais son corps aux muscles évidents ; il approchait de la quarantaine, d'après ce que je savais, mais la jeunesse aux excès accrochés à sa peau continuait d'éveiller ses traits avec une insolence qui lui était propre. Se détourner de lui est salvateur, mais la pression au ventre est quasiment aussi lancinante que si un bout de métal y était figé. Je ne peux pas me tenir loin de lui, comme on ne peut faire disparaître les monstres en fermant les yeux. C'est puéril, autant faire face. Piètre victoire que de n'être pas alcoolique ; le goût âcre me déplaît au plus haut point. Un sourire point plus fort, devant ses remontrances, comme un gosse face à son père rebelle. Mais nous ne sommes pas si écartés - une dizaine d'années, environ. L'âge de deux frères, mais jamais je ne le verrais ainsi. Il sera, à jamais, l'homme qui a fait de ma vie un enfer en me forçant à me lancer dans NERVE. L'argent n'a pas d'odeur, mais si il en avait une, celui de James aurait l'effluve métallique du sang, et sûrement l'odeur malsaine de la folie. Je le vois, avec désespoir, sortir une flasque - cet homme n'a donc pas de limites ?

J'ai envie de faire un pas en arrière, pour échapper à son haleine chargée d'alcool. Mais une étincelle de rébellion en moi me force à ne pas bouger, à soutenir son regard, avec ce même sourire mutin, défiant. Je sens sa chaleur irradier, et je distingues ses prunelles plus distinctement que jamais, la base de ses cils, et les iris plein de cette démence qui m'effraie. « Tu m'admires ? » je grogne, dégoûté, en secouant la tête pour échapper à sa main. Sa caresse fait naître un frisson d'aversion - cet homme, qui pue la luxure, le fric sale et la souillure de la société, cet homme que je voudrais ne pas approcher, jamais. En aurais-je fini un jour, de le payer, pour fuir loin de lui ? Cette mascarade de billets n'aura t-elle jamais de fin ? « Parle pour toi. » J'avais espéré qu'il serait enclin à la clémence, à me dire que je ne lui devais plus rien, ou encore à exprimer la somme qu'il me restait à donner, mais rien de tout ça - j'avais sûrement espéré pour des clopinettes. La fatigue devait me taper sur le cerveau - attendre de la compassion de lui, c'est comme demander à un lion de délaisser une chasse pour aller apprendre à écrire. C'est sa nature - joueur et instable, comme sur une corde, gigantesque et épaisse, sur laquelle il jonglerait. Il aime ça, il me semble savoir qu'il cherche les risques. Peut-être qu'il se tuera dans sa bagnole de luxe. Un pincement au coeur me fait réaliser que même ça, je ne le veux pas - je suis peut-être enclin à le haïr, mais pas à souhaiter sa mort. Je suis trop gentil.

Je le laisse fouiller. Je n'ai pas la force de l'en empêcher, juste celle de lui demander. Comme une supplique lasse. Je lève les yeux vers lui, et sursaute quand il attrape ma joue. Il me pince, et je grimace, les mains se levant pour le repousser, mais déjà, il rit, se moque de moi. Sa barbe de trois jours piquent ma peau quand il m'embrasse, comme un lutin malfaisant. Je plonge littéralement sur le côté du canapé, manquant de tomber. Son contact empestant l'alcool m'est totalement repoussant. Je refuse de le voir encore, je refuse de le laisser souiller ma maison de sa présence ; il est comme entré dans ma tête. « Tu ne connais pas le sens du mot respect. » Je crache mes mots comme un chat feulant, le dos arrondi, les yeux le fusillant alors qu'il s'installe. Je m'étouffe d'indignation, me lève d'un bond et lui prend la télécommande d'un geste violent, et appuie mon genou sur l'une de ses jambes. Je me tiens à quelque distance de lui - plus jamais mon visage près du sien, jamais, jamais - et je pointe un index accusateur vers lui. « Tu prends mon fric. Tu prends ma dignité. Ne prends pas ma maison. » Et ce n'est pas une supplique - c'est une menace. « Je ne suis pas mon père : je n'aurai pas la folie de me fier à quelqu'un comme toi pour me prêter de l'argent. J'ai un sens de l'honneur, alors je règle ses dettes, mais je ne suis pas un de tes hommes dont tu disposes à ta guise. » J'ai un frisson - je l'imagine soudain disposant réellement à sa guise de ses hommes. Que leur fait-il ? Du mal ? Cet homme pourrait agir comme le plus grand des déments, et je n'ose même pas songer à ce qu'il est capable de faire. « Tu n'as pas une pute à aller visiter, plutôt que de m'ennuyer ? » Mais c'est comme un enfant essayant d'être méchant : c'est un peu ridicule, et ce même si j'essaye de le blesser. Je suis trop doux de nature pour être réellement cruel. Et je m'en veux aussitôt de traiter ses compagnes d'une nuit de pute. Même si je ne doute pas qu'elles puissent en être. Je me tiens toujours près de lui, ayant retiré mon genou de sa jambe, le surplombant un peu. Mais je ne ressens aucune puissance ; même dans cette position, je me sens tout petit face à lui. Comme un lapin face au tigre - ce carnassier pourrait m'avaler tout cru. J'ai soudain envie de parler de tout ça à Elijah. « Tu sais quoi ? Laisse moi donc boire un coup à ta flasque, tu me fatigues, j'en ai besoin » je minaude, d'un air innocent. Peut-être que j'en boirais une gorgée, avant de lui balancer son alcool au visage.




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MessageSujet: Re: endless • JAMES   Mer 14 Sep - 19:57

Il est interloqué par tes paroles, tandis que toi tu t’amuses de son choc, de sa surprise. Tu t’imposes chez lui, tu le tourmentes, tu l’emmerdes. Parce que tu adores ça. Parce que ça te fait plaisir de voir sa mine boudeuse et indignée. Parce que finalement, tu as développé une sorte d’addiction malsaine pour lui. Tu le sais, tu en es conscient, et tu n’essayeras pas de lutter contre. Au contraire, tu comptes en profiter, t’en amuser et t’imposer toujours plus dans sa vie. Parce que quoi qu’il dise, quoi qu’il réplique, tu ne lui laisseras pas le choix. Même s’il te jette de l’argent au visage. L’argent que son père te dois, l’argent qui doit éponger des dettes dont au final, tu te fou complètement. Mais c’est ton moyen de pression. Celui qui te donne une bonne excuse pour continuer de doucement le torturer. De le faire sortir de ses gonds, de lui foutre en pleine tronche ton haleine alcoolisée et ton rire un peu fou.

Lorsque tu déposes un baiser sur sa joue, un baiser violent, ridicule, il réagi vivement, s’éloignant la mine indignée. Il feule, il crache que tu ne connais pas le respect et toi, tu te marres de plus belle. Ce rire déconcertant. Ce rire déstabilisant. Le regard pétillant de malice. L’air provocateur et joueur. Il se lève d’un bon tandis que tu le suis du regard, te prenant la télécommande avec force. Mais tu gardes ta position nonchalante. Tu gardes ton sang froid et tes moyens. Tu sais te contrôler. Tu ne t’énerves vraiment que lorsque l’on te pousse à bout au point que tu acceptes de faire sortir le monstre de démence qui t’habite. Le monstre violent, sans bornes, sans limites. Mais il ne sort qu’en de rares occasions. La plupart du temps tu es juste cet être un peu fou, trop joueur, trop insouciant, trop nonchalant. Tu as ce sourire satisfait, suffisant sur le visage. Tu n’es fait que de provocations, de piques et d’attitudes déconcertantes. Imprévisible en toute situation. C’est bel et bien ce qui fait ta force. Aucun de tes ennemis n’est en mesure de prévoir ce que tu vas faire, comment tu vas réagir et Salem ici présent, est le premier à en faire les frais. Il appuie un de ces genoux sur ta cuisse, infligeant une pression allant de pair avec son ton accusateur et énervé. Allant de pair avec ses remontrances face à un gamin trop imposant et trop immature. Toi. Tu le laisses parler, mais peu à peu, la lueur de folie dans ton regard devient plus inquiétante, plus sombre, plus violente. Il t’ordonne de ne pas prendre sa maison, il t’ordonne de le laisser. Il veut essayer de te donner des ordres mais cette seule attitude réveille en toi quelque chose de bien plus inquiétant. Ton sérieux est beaucoup plus effrayant que ton jeu et tes provocations. « Je prend ce que je veux, quand je veux » Lâches-tu, sur de toi, comme énoncant une évidence. Tu as le pouvoir. La force, la violence comme l’argent et les relations. L’argent sale peut acheter le monde et ta couverture légale est parfaite. Personne ne te dit non trop longtemps. Personne ne te résiste trop longtemps. Personne ne peut décider ce que tu dois faire ou pas faire. Dans ce foutu monde tu as le pouvoir. Le pouvoir de faire ce que tu souhaites.

Il renchéri balançant qu’il n’est pas un homme dont tu peux disposer comme tu le souhaites et la lueur plus sombre dans ton regard se transforme. Tu le sens perdre pied, frissonner. Tu le sens imaginer ce dont tu es capable, à l’énonciation de cette seule phrase. Alors, un sourire mauvais se dessine sur tes lèvres. Un sourire plus lubrique, plus pervers. Un sourire plus fou. Il te provoque de plus belle, te demandant si tu n’as pas une pute à aller voir plutôt que lui et tu souris de plus belle. Envolée toute trace de cette colère inquiétante et trop violente. Envolé toute lueur trop sombre et trop diabolique. Tu retrouves ton air joueur et arrogant. Tu ne relèveras pas sur le fait que tu disposeras de lui à ta guise. Il y viendra, il n’aura pas son mot à dire. Il pliera l’échine et ouvrira la bouche. Tu disposeras de lui comme tu désires le faire. Un désir de plus en plus pressant. Celui de le posséder, de lui faire du mal, d’en faire un jouet impertinent, capable de cultiver ton attention. De te donner envie de le punir comme de le baiser. Oh pour sur, il n’aura pas le choix. Mais tu comptes attendre, prendre ton temps. Le troubler suffisamment pour qu’il demande, pour qu’il fasse le premier pas, ou te demande de le faire. Tu peux être patient lorsque tu le veux. Lorsque c’est, dans un sens, pour la bonne cause. Pour ton propre plaisir. « Non, rien de plus intéressant, vraiment » Lâches-tu, le regard provoquant, gardant la position nonchalante arborée plus tôt. Tu ne comptes pas te lever, encore moins partir. « Je suis bien ici » Renchéris tu pour insister sur le fait que tu ne vas nulle part, quoi qu’il en dise. Alors il baisse les armes, il range sa carapace pour te demander un peu d’alcool. Pour te demander ta flasque, remplie avec un whisky de qualité, d’une bouteille hors de prix que tu as versé maladroitement là dedans, sans te soucié de ce que tu pouvais gâcher. Opulente richesse, qui ne te pose aucune limite. Tu tapotes la place à côté de toi pour l’inciter à s’y asseoir de nouveau, chose qu’il fait, tandis que tu sors ta flasque gravée au nom de ton grand-père, héritage familial. Tu as envie qu’il boive. Tu as envie de le voir oublier, à sa façon. De le voir vulnérable. Tu lui alors la flasque, un large sourire sur le visage « Oh et t’en fais pas si tu as l’alcool violent, ça m’excite » Pure provocation, qui se suit d’un petit rire satisfait. Toujours en rajouter une couche. Aller plus loin encore dans le jeu, parce que c’est ta façon d’être et de comporter, de manière générale.
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MessageSujet: Re: endless • JAMES   Jeu 6 Oct - 20:24

please, let me go or kill me
ft james
“La haine vient de la ressemblance.” ▬ Jacques Attali

 

Je déteste cette vie. Je déteste ce jeu. Je déteste ce mec. Il fait comme chez lui, il est égoïste et machiavélique, il est un avatar du carnage, de la violence et de la décadence. Sa simple présence me donne l'impression d'être souillé jusqu'au plus profond de mon âme. Moi qui ne rêvais que d'un bon bain chaud et d'une nuit de sommeil d'environ soixante quinze heures ... Raté. Je refuse de faire comme si de rien n'était, parce que l'ignorer reviendrait à ignorer un ours prêt à vous arracher la tête, mais devoir le pousser à partir, en cherchant un plan, est au-dessus de mes forces. Je veux juste retirer ce sourire satisfait de son visage de séducteur de pacotille. Pourtant, ce n'est pas ses lèvres qui retiennent mon attention, mais ses yeux. Profonds, et sombres, prenant des teintes inattendues, au point que leur lueur me fait peur - une terreur animale, qui me prend aux tripes, comme si j'étais face à un danger que je ne comprend pas. Mais, par fierté, je refuse de reculer. Ses mots font vibrer quelque chose en moi, mais malgré moi, je déclare, l'air dédaigneux : « Vraiment ? » Je ne voulais pas le défier, ni le pousser à montrer ce dont il est capable. Ou, en tout cas, je ne me croyais pas cette envie. Pourtant, je ne voulais pas me laisser marcher sur les pieds. Ma fatigue me donnait des ailes, que James n'allait pas tarder à tordre, à lacérer, à brûler.

Ses réparties m'énervent. Je suis pourtant le gamin ici. C'est moi qui essaye de le blesser inutilement. Vainement. « Tu es bien ici ?» je répète, exaspéré, « Ce n'est pas faute de faire tout pour que tu ressentes le contraire » je grince. Je voudrais le frapper - cet homme fait surgir en moi des envies bestiales, violentes et primales, il provoque toujours chez moi ce soulèvement, cette rébellion de l'intérieure, que j'ai du mal à contenir dans mes barrières intérieures. J'ai juste envie de mettre mon poing dans son visage parfait, qui cache un monstre aux envies si sombres. Je m’assois presque docilement sur l'accoudoir, comme si j'avais changé d'avis, en affichant un air blasé. Je prend la flasque, en faisant attention à ne pas effleurer ses doigts, mais sa remarque manque de me faire la lâcher. Je me retiens de lui jeter un regard noir, alors que j'ai le coeur au bord des lèvres. Mes muscles douloureux font en arrière-plan un contrepoint saisissant avec le tourment que cet homme provoque en moi. Je fais mine de porter la flasque à mes lèvres, puis je l'arrête à quelques millimètres, mon souffle sur l'embout ouvert. Je sens d'ici l'odeur, présente dans son haleine, sortir du goulot. « Hm, non, j'ai mieux» je fais, puis je la lui renverse sur le crâne. L'alcool coule sur ses cheveux, ses épaules, mouille sa chemise, éclabousse son pantalon. Je me fiche que le fauteuil en boive un peu, ou qu'il empeste littéralement l'espace du salon de son odeur alcoolisée. Les vapeurs me donnent le tournis, mais j'affiche un sourire torve. « Et ça, ça t'excites aussi ? » Je fais le bravache, mais j'hésite une fois les mots prononcés. Il serait bien du genre à se mettre à poil, non ?

Je me lève, et me redresse entièrement, comme si il venait de prendre feu - à vrai dire, mieux vaudrait ne pas tenir une allumette à côté de lui en ce moment même. « Tu as bien joué avec moi. Qu'est-ce que tu veux, au juste ? Me tourmenter, encore ? Je ne veux rien à foire affaire avec toi, hormis payer les dettes de mon père. Je ne t'aime pas, je ne te respecte pas, je voudrais te voir disparaître.» Je me dégoûte de jeter de ces paroles, mais elles s'évanouissent de mes lèvres dans une émotion compacte de haine. Je plisse les yeux, et viens m'étaler dans le canapé de nouveau. Je grimace quand mon dos grince sous la douleur ; je rêve un instant de quand j'étais enfant, et que je n'avais pas à vivre ce genre de choses. C'est à moi de prendre soin de mon père. Une question s'envole, avant que je puisse la retenir. « J'essaye de prendre soin de mon père. Mais toi ? C'est quoi ton but dans la vie ? Pas faire la fierté de tes parents, je le crains » j'ironise en fermant les yeux, les côtes douloureuses.




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